Circulation dense de scooters dans une rue animée bordée de commerces au Vietnam.

Préparer un voyage à Hanoi : budget, visa, quand partir

Hanoi récompense ceux qui font leurs devoirs avant d’atterrir : un seul site officiel pour le visa, enfoui sous une douzaine d’imposteurs payants, des billets aux zéros si nombreux que je me suis senti brièvement millionnaire, des hivers humides à 10 degrés et des étés de mousson à 35 degrés. Voici ma préparation pratique ; le reste est dans mon guide complet de Hanoi.

Préparer son voyage à Hanoi, conseils pratiques
Visa, budget, argent, santé et saison : ma préparation avant Hanoi.

Préparer un voyage à Hanoi : quel visa demander ?

La France est éligible au e-visa du Vietnam, ouvert à toutes les nationalités depuis fin 2023. J’ai fait ma demande en ligne, reçu la lettre d’approbation par e-mail et je l’ai présentée à l’immigration, sans visite à l’ambassade, sans lettre d’invitation ni agence.

Passe uniquement par le site officiel, evisa.xuatnhapcanh.gov.vn. Les premiers résultats Google pour « Vietnam e-visa » sont des agences tierces d’allure professionnelle qui facturent 50 à 80 € un service à 25 USD. Le vrai site a l’air conçu en 2003, et c’est bon signe.

L’entrée unique coûte 25 USD (environ 23 €) pour 90 jours maximum, les entrées multiples 50 USD (environ 46 €), utiles pour un détour par le Laos ou le Cambodge avant de revenir au Vietnam. Si on te demande plus de 25 USD, tu es sur un site tiers.

Pour éviter un refus, entre ton nom dans l’ordre vietnamien (nom de famille, puis prénom et seconds prénoms) exactement comme dans la zone lisible par machine (MRZ) en bas de ton passeport français, les deux lignes en capitales et chevrons, sans omettre aucun second prénom. Photo : pas de lunettes (même de vue), oreilles visibles, pas de sourire, regard droit ; un selfie au téléphone devant un mur blanc suffit. Scanne la page entière du passeport, bords et coins compris, sans recadrer serré.

Le délai officiel est de trois jours ouvrables, hors week-ends et jours fériés vietnamiens. Fais ta demande au moins une à deux semaines avant le départ. Le statut passe de « Reçu » à « Approuvé » un beau jour, sans étape intermédiaire.

Indique le port d’entrée que tu utiliseras vraiment. Changer d’aéroport (demander Hô-Chi-Minh-Ville, arriver à Hanoi) fonctionne généralement mais reste techniquement un risque, et passer à un poste frontalier terrestre est beaucoup plus risqué, avec parfois un refus. Le visa à l’arrivée reste un secours coûteux (100+ USD) si ton e-visa n’arrive pas à temps ; vu la simplicité du e-visa, rien ne justifie d’y recourir.

E-visa du Vietnam pour les citoyens français
Mon e-visa, demandé sur le seul site officiel en .gov.vn.

Combien ça coûte ?

Hanoi est l’une des capitales les moins chères d’Asie du Sud-Est, et tes dépenses dépendent presque entièrement de l’endroit où tu dors et du choix entre street food et restaurants climatisés.

Niveau de budgetCoût journalierHébergementNourritureTransport
Routard20-30 €Dortoir en auberge (3-7 €/nuit)Street food uniquement, bia hơiMarche, bus urbain
Milieu de gamme40-60 €Chambre d’hôtel privée (18-37 €/nuit)Street food et restaurantsGrab, quelques taxis
Confortable70-90 €Bel hôtel (37-55 €/nuit)Restaurants avec service à table, cafésGrab partout, visites guidées
Luxe100-150+ €Hôtel boutique ou 5 étoilesGastronomieVoiture privée, circuits premium

Pour moi, le meilleur rapport qualité-prix est le milieu de gamme : à 40-60 € par jour, tu manges bien, prends un Grab quand tu es fatigué, visites chaque musée et temple, et t’offres encore un cours de cuisine ou une excursion à la journée. Un déjeuner à 15 € dans une brasserie parisienne coûte 1,50-2,50 € à un stand de rue du Vieux Quartier.

Un bol de phở chez un vendeur de rue coûte 40 000 à 60 000 VND (1,50 à 2,30 €), comme le bún chả du déjeuner, et un cà phê (café vietnamien) 25 000 à 60 000 VND (0,90 à 2,30 €). La bia hơi, bière pression fraîche servie dans la rue, vaut 5 000 à 10 000 VND (0,20 à 0,40 €), une bière en bouteille 30 000 à 50 000 VND (1 à 1,85 €), un cocktail dans un bar à l’occidentale 150 000 à 200 000 VND (5,50 à 7,40 €).

Un repas au restaurant pour deux ou un massage des pieds d’une heure coûte 150 000 à 300 000 VND (5,50 à 11 €), une entrée de musée environ 50 000 VND (1,85 €), avec les horaires et tarifs de chaque site dans mon guide du patrimoine de Hanoi.

Je cuisine le phở et le bún chả à la maison : ma recette de phở et celle du bún chả sont sur le site, avec mes autres recettes de cuisine vietnamienne.

Bol de phở vietnamien fait maison
Envie de le refaire à la maison ? Ma recette de phở est sur le site.

Le plus gros piège budgétaire, c’est l’alcool, surtout les cocktails à l’occidentale : 0,20 € la bia hơi au coin de la rue, 6 à 8 € le cocktail dans un bar rooftop, un écart qui s’accumule vite en deux semaines de voyage.

Réserve tes excursions sur place, par ton hôtel ou une agence locale du Vieux Quartier, plutôt qu’en ligne depuis la France via Viator ou les sites d’avis de voyage. La même excursion d’une journée à la baie d’Hạ Long passe de 80-100 € en ligne à 30-50 €. Mes adresses pour tous les budgets, du coin à bia hơi aux restaurants avec service à table, sont dans où manger à Hanoi.

Comment y aller ?

Début 2026, aucun vol direct régulier ne relie la France à Hanoi. Depuis Paris-CDG, les itinéraires à une escale passent surtout par le Golfe (Qatar Airways via Doha, Emirates via Dubaï) ou par Vietnam Airlines via Bangkok ou Singapour ; depuis Lyon-Saint-Exupéry ou Marseille-Provence, plutôt par Istanbul (Turkish Airlines) ou Doha. Compte 13 à 17 heures de trajet avec une escale.

L’aller-retour depuis Paris coûte en général 450 à 850 € selon la saison et le délai de réservation, les départs de novembre à janvier et autour du Têt (le Nouvel An vietnamien, en général fin janvier ou février) étant les plus chers, mai et juin en général les moins chers. Compare sur Google Flights, Liligo ou Kayak, avec des alertes de prix.

L’aéroport de Nội Bài

L’aéroport international de Nội Bài est à environ 25 km au nord du centre. J’ai pris le bus 86, l’option la plus économique : orange, climatisé, avec espace à bagages et Wi-Fi, 45 000 VND (environ 1,65 €), direct jusqu’au Vieux Quartier (secteur Hoàn Kiếm) en 45 à 60 minutes selon le trafic. Son arrêt est à gauche en sortant des arrivées internationales, et il circule du petit matin jusqu’en fin de soirée.

Aéroport international de Nội Bài, l'entrée du terminal, Hanoï
Aéroport international de Nội Bài. Photo : uk jomo, Google Maps

Un Grab car coûte 250 000 à 350 000 VND (9 à 13 €) jusqu’au centre, à réserver uniquement dans l’application. Ses chauffeurs n’ont pas accès à la voie des arrivées. Marche jusqu’à la zone désignée pour les VTC, vérifie la plaque dans l’application avant de monter, et ignore quiconque se dit ton chauffeur Grab dans le hall.

Un transfert de l’hôtel ou par Klook coûte à peu près le prix d’un Grab, avec un chauffeur qui t’attend avec une pancarte, plus simple après un long vol. Évite les rabatteurs de taxi non officiels du hall, qui annoncent 500 000 à 800 000 VND pour une course qui devrait coûter moitié moins.

Aéroport de Nội Bài et transports vers le centre de Hanoi
De Nội Bài au Vieux Quartier, j’ai choisi le bus 86 à 45 000 VND.

Comment se déplacer dans Hanoi ?

Le quartier où tu dors décide du temps passé dans la circulation plutôt qu’à pied. Le Vieux Quartier, bruyant, met la plupart des sites à distance de marche, le Quartier Français est plus calme avec des rues plus larges, et Tây Hồ (lac de l’Ouest), quartier des expatriés aux nuits plus tranquilles, est à un trajet en Grab des principaux sites. Je les détaille dans où dormir à Hanoi.

Le Vieux Quartier, le lac Hoàn Kiếm et le Quartier Français se font à pied, la plupart des sites tenant dans un rayon de 2-3 km. Entre motos garées, stands de nourriture et tabourets en plastique sur les trottoirs, j’ai fini par marcher dans la rue plus que prévu. Prends des chaussures confortables qui accrochent.

Lac Hoàn Kiếm, la tour de la Tortue au milieu du lac, Hanoï
Lac Hoàn Kiếm. Photo : Didier Omnes, Google Maps

Télécharge avant d’arriver Grab, l’équivalent d’Uber en Asie du Sud-Est et l’application qui m’a le plus servi. Prix fixés d’avance, sans compteur truqué ni négociation ; GrabBike (moto-taxi) est le plus rapide pour te faufiler seul dans le trafic, GrabCar préférable en groupe ou avec des bagages. Associe ta carte bancaire avant de partir, car payer en espèces mène souvent au « je n’ai pas la monnaie », et utilise la traduction automatique du chat si un chauffeur vietnamophone ne trouve pas ton point de prise en charge.

Le bus public (7 000 à 9 000 VND le trajet, environ 0,30 €) couvre la majeure partie de la ville, et deux lignes servent aux touristes : le 86 (aéroport) et le 14, du Temple de la Littérature au secteur du Mausolée de Hô Chi Minh. Signalisation et annonces sont surtout en vietnamien, mais Google Maps gère raisonnablement bien les itinéraires de bus.

Un scooter se loue 150 000 à 200 000 VND par jour (5,50 à 7,40 €). La loi exige un Permis de Conduire International (PCI) avec mention moto, à demander sur le site de l’ANTS avant le départ, et un permis français qui inclut la catégorie A. Avec un permis B (voiture) seul, tu n’es pas couvert légalement, et ton assurance voyage refusera toute réclamation après un accident de moto. Le trafic est intense, et si tu n’as jamais conduit dans une circulation dense en Asie, ce n’est pas l’endroit pour apprendre : garde le scooter pour la boucle de Hà Giang ou la campagne de Ninh Bình, avec le bon permis.

Traverser la rue s’apprend dès le premier jour. La circulation ne s’arrête pas pour les piétons, les feux sont rares et souvent ignorés par les motos, et devant mon premier flot de motos sur six voies, je me suis demandé comment quiconque traverse vivant. Marche lentement, régulièrement, de façon prévisible, sans t’arrêter, courir ni reculer. Les motos te contournent comme l’eau autour d’un rocher, car leurs conducteurs calculent ta trajectoire en permanence, et un arrêt ou un changement de direction fausse leurs calculs.

Lève légèrement la main pour être visible, croise le regard des conducteurs et laisse passer bus et voitures, qui ne dévieront pas ; les motos s’adapteront. Au début, marche à côté d’un local qui s’engage, du côté de la circulation : dès le troisième jour, tu traverseras sans y penser.

Comment payer sur place ?

Distributeurs et argent liquide à Hanoi
À Hanoi, le cash est roi : j’ai retiré mes dongs aux distributeurs du centre.

Le dông vietnamien (VND) est la seule monnaie pratique : pas d’USD ni d’euros chez les vendeurs de rue et dans les petits restaurants, et stands de street food, marchés, cyclos et la plupart des restaurants locaux n’acceptent que les espèces. Grands hôtels, restaurants haut de gamme et Grab prennent la carte, mais les petits établissements ajoutent souvent 3 % pour un paiement par carte.

Pour une carte étrangère, mes distributeurs sont VPBank, souvent avec peu ou pas de frais, et ACB (Asia Commercial Bank), aux plafonds plus élevés, souvent 5 000 000 VND (environ 185 €) par transaction. TPBank était gratuit, mais depuis fin 2025 certaines cartes étrangères y sont facturées. Évite Agribank et Vietinbank (plafonds bas de 2-3 millions VND par transaction, frais élevés, donc plus cher par euro retiré) et les distributeurs Euronet.

Au distributeur, quand l’écran propose de convertir le retrait dans ta devise, choisis toujours « Non ». C’est la Conversion Dynamique de Devise (DCC) : la banque vietnamienne applique un taux désastreux et empoche la différence, soit 3 à 5 % de perte, alors laisse ta banque française convertir.

Pour changer des euros, les meilleurs taux sont dans les boutiques d’or et de bijoux, surtout rue Hà Trung dans le Vieux Quartier, où j’ai changé les miens chez Quoc Trinh Gold Shop. Apporte des billets de 50 ou 100 € neufs et en bon état. Les petites coupures donnent de moins bons taux, et les billets déchirés ou très froissés peuvent être refusés.

Quoc Trinh Gold Shop, la devanture rue Hà Trung, Hanoï
Quoc Trinh Gold Shop. Photo : Josiah Wadsack, Google Maps

Les bureaux de change bancaires donnent le taux officiel contre ton passeport et des billets impeccables, ceux de l’aéroport les pires taux. Si tu arrives tard, changes-y seulement 20-30 € pour le bus et fais le reste en ville. Le pourboire n’est pas courant au Vietnam, arrondir l’addition est apprécié sans être obligatoire, et il n’est attendu que pour les guides touristiques (50 000 à 100 000 VND) et les bagagistes d’hôtel (20 000 à 50 000 VND).

Pars avec une carte sans frais de retrait à l’international (Boursorama Ultim, Fortuneo Fosfo ou Revolut), un vrai plus quand tu retires des dongs quelques fois par semaine. Ne transporte pas des semaines d’espèces, les distributeurs sont partout dans le centre, et garde une réserve d’urgence à part de ton portefeuille, au fond de tes bagages.

Santé, sécurité, arnaques : est-ce que c’est sûr ?

La CEAM (Carte Européenne d’Assurance Maladie) ne couvre que l’UE et l’EEE, elle est donc inutile au Vietnam. Prends une assurance voyage dédiée avec rapatriement sanitaire : les soins sur place sont bon marché, mais une évacuation médicale vers la France peut dépasser 50 000 €. Chapka Cap Aventure, ACS Globe Traveller et AXA Assistance couvrent l’Asie du Sud-Est et conviennent si tu pars de France.

Si tu conduis une moto, vérifie que ton contrat couvre explicitement les deux-roues, souvent exclus par défaut. Une Visa Premier ou une Mastercard Gold inclut souvent une assurance voyage pour les séjours de moins de 90 jours si tu as payé le billet d’avion avec la carte : un bon complément, rarement suffisant seul.

Aucune vaccination n’est légalement exigée pour entrer au Vietnam depuis la France. L’Institut Pasteur recommande d’être à jour pour l’hépatite A et B, la typhoïde et le tétanos, et en zone rurale (Hà Giang, Sapa), l’encéphalite japonaise et la rage peuvent s’ajouter. Consulte un centre de vaccinations internationales ou ton médecin traitant au moins six semaines avant le départ.

Ne bois pas l’eau du robinet, et brosse-toi les dents à l’eau en bouteille (5 000 à 10 000 VND, soit 0,20 à 0,40 €, dans n’importe quelle épicerie). Les glaçons des restaurants et cafés, produits industriellement à partir d’eau filtrée, sont en général sûrs, mais par prudence, évite-les les premiers jours, le temps que ton estomac s’adapte.

Pour le street food, je mange là où mangent les locaux : une longue file de Vietnamiens signale une nourriture fraîche et un roulement élevé, un restaurant vide au menu en cinq langues est un signal d’alarme, et les plats cuisinés à haute température devant toi (phở, bún chả, sautés) sont les plus sûrs.

Hanoi a l’une des pires qualités d’air d’Asie du Sud-Est, surtout de novembre à mars. Si tu es sensible à la pollution ou as des problèmes respiratoires, emporte des masques N95 ou KN95 et vérifie chaque matin l’Indice de Qualité de l’Air (IQA) sur l’application ou le site IQAir ; au-dessus de 150, limite le temps dehors et privilégie l’intérieur.

Les pharmacies, omniprésentes et très bon marché, vendent la plupart des médicaments sans ordonnance, antibiotiques compris, pour l’estomac, les maux de tête ou les piqûres d’insectes. Apporte tes médicaments sur ordonnance avec une copie de l’ordonnance.

Hanoi est très sûre pour les touristes : les crimes violents contre les étrangers sont pratiquement inexistants, et le principal danger physique est la circulation. Contre les vols à la tire occasionnels (téléphone arraché depuis une moto, pickpockets dans les marchés bondés), garde ton téléphone dans une poche avant ou un sac fermé le long des routes passantes, et préfère le sac bandoulière au sac à dos dans la foule du Vieux Quartier. Urgences : Police 113, Ambulance 115, Pompiers 114, et l’Ambassade de France à Hanoi au +84 24 3944 5700 pour les urgences consulaires.

Santé et sécurité pour un voyage à Hanoi
Assurance, vaccins, eau en bouteille : ma liste santé avant de partir pour Hanoi.

Les arnaques de Hanoi, bien répertoriées, sont plus agaçantes que dangereuses et faciles à éviter. Le cireur montre tes chaussures et commence à les cirer sans demander, puis exige 200 000 à 500 000 VND. Porte des sandales ou repousse-le fermement en continuant à marcher.

Des femmes posent leur panier de fruits sur ton épaule pour une « photo sympa » ou t’offrent un échantillon gratuit, puis réclament 200 000 à 500 000 VND pour un article à 20 000 VND. N’accepte jamais un objet qu’un inconnu te met dans les mains ou sur l’épaule. Le cyclo, pousse-pousse à trois roues typique de Hanoi, a aussi son arnaque : le conducteur accepte 50 000 VND pour un tour du lac Hoàn Kiếm, puis prétend à l’arrivée que c’était par personne ou par kilomètre, et la course devient un litige à 300 000 VND. J’ai réservé le mien par l’hôtel : passe par ton hôtel ou un opérateur touristique réputé plutôt que par les conducteurs qui t’accostent.

Sur Tinder, un « match » propose un bar précis qui facture des prix exorbitants pour les boissons et les « formules bouteille », puis disparaît quand l’addition arrive. Choisis toujours le lieu toi-même : si un match insiste pour un bar en particulier, c’est une arnaque.

À Train Street, des rabatteurs agressifs te tirent vers leur café, parfois par le bras : je suis passé devant eux et j’ai choisi mon café moi-même. Certains restaurants servent sans montrer les prix puis présentent une addition gonflée : vérifie toujours que le menu affiche les prix avant de commander.

Ma règle générale : refuse ce que tu n’as pas demandé, dis « không » (non) fermement mais sans agressivité, reste calme et continue à marcher.

Quelle carte SIM et quelles applications ?

Chez Free Mobile (forfait à 19,99 €/mois), le Vietnam fait partie des 110 destinations en roaming : 25 Go de data par mois sans surcoût, assez pour Grab, Google Maps et WhatsApp, si l’option roaming est activée dans ton espace abonné avant le départ. Chez un autre opérateur, une SIM locale ou une eSIM revient bien moins cher que le roaming classique.

Viettel a la meilleure couverture du Vietnam, surtout vers Sapa, Hà Giang ou Ninh Bình, et Vinaphone fonctionne bien en ville. J’ai acheté ma carte SIM dans le hall des arrivées : compte environ 200 000 à 300 000 VND (7 à 11 €, 30 jours de data), un peu plus cher qu’en ville, mais internet tout de suite pour Grab et Google Maps.

Sinon, va dans une boutique officielle Viettel avec ton passeport, l’enregistrement de la SIM étant obligatoire par la loi, et évite les SIM des marchands ambulants, parfois non enregistrées à ton nom et désactivées sans prévenir. Les forfaits touristiques coûtent environ 5-10 USD pour 30 jours, mais méfie-toi des « data illimitée » au plafond journalier caché (4 Go à pleine vitesse, puis débit réduit). Une eSIM Airalo ou MobiMatter s’active dès l’atterrissage, sans file au comptoir SIM de l’aéroport, et le Wi-Fi est quasiment partout dans les hôtels, cafés et restaurants.

Mes applications avant de partir : Grab (aussi pour rejoindre les excursions et activités), Google Maps avec la carte hors ligne de Hanoi en secours, XE Currency pour convertir VND et EUR et vérifier les prix en temps réel, IQAir pour l’air des jours de forte pollution, et Google Translate, dont la caméra traduit le vietnamien des panneaux et des menus.

Quand partir et que mettre dans ta valise ?

Meilleure période pour visiter Hanoi
Mon calendrier pour Hanoi : l’automne d’abord, le printemps ensuite.

Pour moi, la meilleure fenêtre est l’automne, d’octobre à novembre : 20 à 28 degrés, faible humidité, pluie minimale, ciel dégagé, lacs et parcs agréables pour se promener. La saison attire de plus en plus de touristes : réserve ton hébergement à l’avance.

Le printemps (mars à avril) arrive en deuxième : 18 à 25 degrés après le froid de l’hiver, quelques bruines légères sans gêne pour les plans, et des fleurs autour du lac Hoàn Kiếm et du Jardin Botanique, sans la foule de haute saison.

L’été (mai à septembre) monte à 30-35+ degrés avec une forte humidité, et la mousson tombe en averses violentes l’après-midi, en général une à deux heures avant de se dissiper ; les matinées sont généralement sèches, juillet et août les mois les plus pluvieux. En échange, les hôtels baissent leurs prix, les foules s’éclaircissent, et la pluie gâche rarement une journée entière si tu prévois des activités en intérieur l’après-midi, avec un bon imperméable et un sac étanche pour l’électronique.

L’hiver (décembre à février) surprend la plupart des visiteurs : froid, humide et gris, entre 10 et 15 degrés, parfois moins, avec une bruine persistante qui peut durer plusieurs jours, et sans chauffage dans la plupart des bâtiments, un ressenti bien plus froid que le thermomètre. Le Têt apporte des fêtes, mais de nombreux commerces et restaurants ferment pendant plusieurs jours.

Une valise mal faite peut gâcher une semaine entière, car Hanoi a quatre saisons distinctes. De novembre à février (10-15 degrés, air humide, pas de chauffage central dans la plupart des bâtiments, certains hôtels compris), emporte une doudoune légère ou une polaire chaude, des couches à manches longues et au moins un pantalon long, comme pour un hiver doux ou un automne frais à Paris.

Toute l’année : chaussures de marche confortables qui accrochent sur les trottoirs inégaux, parapluie compact ou coupe-vent imperméable léger, sandales ou tongs pour la chaleur et les temples (j’y ai enlevé mes chaussures constamment), tenue pudique pour les temples, crème solaire emportée de France (nettement plus chère au Vietnam), répulsif anti-moustiques et photocopie du passeport rangée à part de l’original. Les prises sont de types A, C et G. La plupart des prises européennes à deux broches (type C) fonctionnent sans adaptateur, mais j’ai emporté un adaptateur universel, car certains hôtels anciens n’ont que des prises de type américain.

Quels mots et quels codes connaître sur place ?

L’anglais est parlé dans les hôtels et les restaurants touristiques, mais disparaît vite ailleurs. Le vietnamien est tonal, la prononciation compte, mais les locaux apprécient toute tentative.

Mes mots de base : Xin chào (sin tchao), bonjour ; Cảm ơn (kahm euhn), merci ; Không (kohm), non ; Bao nhiêu ? (bao gnieu), combien ? ; Một, hai, ba (moht, haï, bah), un, deux, trois ; Ngon quá (ngon koua), délicieux, qui fait toujours sourire aux stands ; Xin lỗi (sin loï), pardon ou excusez-moi ; Tính tiền (tin tiène), l’addition. Sur la calculatrice ou le téléphone d’un vendeur, la monnaie a tellement de zéros que « 50 » signifie 50 000 VND (environ 1,85 €).

Dans les temples et pagodes, retire tes chaussures avant d’entrer dans tout bâtiment, couvre épaules et genoux, parle doucement, ne pointe pas tes pieds vers les autels ou les statues de Bouddha, et demande la permission avant de photographier des personnes en prière. Ces règles valent dans chaque temple, du Temple de la Littérature à la Pagode Trấn Quốc, et mon guide du patrimoine détaille le code vestimentaire de chaque site.

Temple de la Littérature, le pavillon Khuê Văn Các, Hanoï
Temple de la Littérature. Photo : Zesus, Google Maps

La plupart des Hanoïens acceptent d’être photographiés, mais demande toujours d’abord, d’un geste ou d’un sourire, et ne photographie pas les installations militaires. Au Mausolée de Hô Chi Minh, suis strictement les règles affichées : pas de shorts, pas de chapeaux, pas de photos dans le bâtiment.

Un bref coup de klaxon de moto veut dire « je suis là, je passe ». Une fois que je l’ai compris, le bruit constant est devenu un simple fond sonore.

À table, les minuscules tabourets en plastique sur le trottoir sont la norme, c’est comme ça que Hanoi mange, et comme ça que j’y ai mangé. Emporte des mouchoirs, les stands de rue n’en fournissent pas toujours. Aspirer bruyamment ses nouilles n’est pas impoli, laisser un peu dans l’assiette signale que tu es rassasié, et demander une fourchette au lieu des baguettes est tout à fait acceptable, personne ne te jugera.

Mes autres guides pour Hanoi

Si Bangkok est ta prochaine étape, mon guide pour préparer un voyage à Bangkok explique ce qui change pour le visa, le budget et les transports, et ceux sur Phuket et Bali couvrent ces destinations balnéaires. Tout le reste, à voir, manger et vivre, est dans mon guide complet de Hanoi.

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