Hanoï récompense les voyageurs qui font leurs devoirs avant d’atterrir. La procédure de visa passe par un seul site officiel, enfoui sous une douzaine d’imposteurs payants. La monnaie utilise des dénominations tellement élevées que vous vous sentirez brièvement millionnaire. La circulation obéit à des règles qui ne prennent sens qu’une fois que vous apprenez à la traverser. Et la météo oscille entre des hivers humides à 10 degrés et des étés de mousson à 35 degrés, ce qui signifie que mal faire sa valise peut gâcher une semaine entière.
Ce guide couvre le côté pratique d’un voyage à Hanoï : visas, budgets, transports, argent, arnaques, santé et timing. Si vous cherchez un aperçu plus large de ce qu’il y a à voir et à faire, notre guide complet de voyage à Hanoï s’en charge. Cet article est le compagnon logistique.

Visa : le e-visa pour les citoyens français
La France est éligible au système de e-visa du Vietnam, ouvert à toutes les nationalités depuis fin 2023. Vous faites votre demande en ligne, recevez une lettre d’approbation par e-mail, et la présentez à l’immigration à votre arrivée. Pas de visite à l’ambassade, pas de lettre d’invitation, pas besoin d’agence de voyage.
Le conseil le plus répété sur tous les forums de voyage : utilisez uniquement le site officiel du gouvernement. L’URL se termine en .gov.vn, plus précisément evisa.xuatnhapcanh.gov.vn. Les premiers résultats Google pour « Vietnam e-visa » sont des agences tierces avec des sites à l’aspect professionnel qui facturent 50 à 80 € pour un service qui coûte 25 USD sur le vrai site. Un moyen fiable de repérer la page officielle : elle ressemble à un site conçu en 2003. C’est en fait bon signe.
Coûts et options
Un e-visa à entrée unique coûte 25 USD (environ 23 €) et permet une seule entrée pour une durée maximale de 90 jours. Un e-visa à entrées multiples coûte 50 USD (environ 46 €) et c’est celui qu’il vous faut si vous prévoyez un détour par le Laos ou le Cambodge avant de revenir au Vietnam. Si le site vous demande plus de 25 USD, vous êtes sur un site tiers.
Conseils pour éviter les refus
L’ordre des noms compte. Le Vietnam utilise le nom de famille en premier, puis le prénom et les seconds prénoms. Entrez votre nom exactement comme il apparaît dans la zone lisible par machine (MRZ) en bas de la page de votre passeport français : les deux lignes en lettres capitales et chevrons. N’omettez pas vos seconds prénoms, même si vous ne les utilisez jamais au quotidien. Ils doivent correspondre exactement à votre passeport.
Exigences pour la photo : pas de lunettes (y compris de vue), oreilles visibles, pas de sourire, regard droit vers l’objectif. Un selfie pris avec le téléphone devant un mur blanc convient parfaitement. Pour le scan de la page du passeport, ne recadrez pas trop serré. L’immigration veut voir la page complète, y compris les bords et les coins.
Le délai de traitement est officiellement de trois jours ouvrables, mais les week-ends et les jours fériés vietnamiens ne comptent pas. Faites votre demande au moins une à deux semaines avant votre départ. Il n’y a aucune mise à jour entre « Reçu » et « Approuvé » : le statut change simplement un beau jour.
Port d’entrée
Le e-visa vous demande de spécifier un port d’entrée. Changer d’aéroport (par exemple, demander Hô-Chi-Minh-Ville mais arriver à Hanoï) fonctionne généralement en pratique, mais c’est techniquement un risque. Passer d’un aéroport à un poste frontalier terrestre est beaucoup plus risqué et entraîne parfois un refus. L’approche la plus sûre : indiquez le port que vous comptez réellement utiliser.
Le visa à l’arrivée existe toujours comme solution de secours coûteuse (100+ USD) si votre e-visa n’est pas arrivé à temps. Mais le e-visa est tellement simple qu’il n’y a aucune raison d’y recourir.

Budget détaillé : ce que Hanoï coûte vraiment
Hanoï est l’une des capitales les moins chères d’Asie du Sud-Est pour les voyageurs. Vos dépenses quotidiennes dépendent presque entièrement de l’endroit où vous dormez et de votre choix entre le street food et les restaurants climatisés.
| Niveau de budget | Coût journalier | Hébergement | Nourriture | Transport |
|---|---|---|---|---|
| Routard | 20-30 € | Dortoir en auberge (3-7 €/nuit) | Street food uniquement, bia hoi | Marche, bus urbain |
| Milieu de gamme | 40-60 € | Chambre d’hôtel privée (18-37 €/nuit) | Street food + restaurants | Grab, quelques taxis |
| Confortable | 70-90 € | Bel hôtel (37-55 €/nuit) | Restaurants avec service à table, cafés | Grab partout, visites guidées |
| Luxe | 100-150+ € | Hôtel boutique ou 5 étoiles | Gastronomie | Voiture privée, circuits premium |
Le meilleur rapport qualité-prix pour la plupart des voyageurs se situe dans la tranche milieu de gamme. À 40-60 € par jour, vous mangez bien, prenez un Grab quand vous êtes fatigué, visitez chaque musée et temple, et il vous reste encore de quoi vous offrir un cours de cuisine ou une excursion à la journée. Un déjeuner qui coûterait 15 € dans une brasserie parisienne revient à 1,50-2,50 € à un stand de rue dans le Vieux Quartier.
Ce que les choses coûtent : référence rapide
Bol de pho chez un vendeur de rue : 40 000-60 000 VND (1,50-2,30 €). Bun cha pour le déjeuner : 40 000-60 000 VND. Ca phe (café vietnamien) : 25 000-60 000 VND (0,90-2,30 €). Bia hoi (bière pression fraîche servie dans la rue) : 5 000-10 000 VND (0,20-0,40 €). Bière en bouteille classique : 30 000-50 000 VND (1-1,85 €). Cocktails dans un bar à l’occidentale : 150 000-200 000 VND (5,50-7,40 €). Repas au restaurant pour deux : 150 000-300 000 VND (5,50-11 €). Entrée de musée : environ 50 000 VND (1,85 €). Massage des pieds d’une heure : 150 000-300 000 VND (5,50-11 €).
Le plus gros piège budgétaire, c’est l’alcool, et plus précisément les cocktails à l’occidentale. Une bia hoi au coin de la rue coûte 0,20 €. Un cocktail dans un bar rooftop coûte 6-8 €. Cet écart s’accumule vite sur un voyage de deux semaines.
Un dernier conseil budget qui fait économiser de l’argent réel : ne réservez pas vos excursions en ligne depuis la France via Viator ou TripAdvisor. Réservez par votre hôtel ou une agence de voyage locale dans le Vieux Quartier une fois sur place. La même excursion d’une journée à la baie d’Ha Long qui coûte 80-100 € en ligne revient à 30-50 € réservée localement.
Pour un aperçu complet des meilleurs endroits où bien manger quel que soit votre budget, notre guide du street food et des restaurants à Hanoï couvre les meilleures options, du coin à bia hoi à 0,20 € aux vrais restaurants avec service à table.
S’y rendre : vols et aéroport
Il n’existe pas de vols directs réguliers entre la France et Hanoï début 2026. Depuis Paris-CDG, les itinéraires les plus courants avec une escale passent par un hub du Golfe : Qatar Airways via Doha, Emirates via Dubaï, ou Vietnam Airlines avec une correspondance à Bangkok ou Singapour. Depuis Lyon-Saint-Exupéry ou Marseille-Provence, les correspondances passent généralement par Istanbul (Turkish Airlines) ou Doha. Le temps de trajet total avec une escale varie de 13 à 17 heures.
Les billets aller-retour depuis Paris se situent généralement entre 450 et 850 € selon la saison et le délai de réservation. Les départs de novembre à janvier et autour du Têt (Nouvel An vietnamien, généralement fin janvier ou février) sont les plus chers. Mai et juin sont généralement les mois les moins chers. Comparez sur Google Flights, Liligo ou Kayak, et pensez à activer les alertes de prix pour votre période de voyage.
Aéroport de Noi Bai vers le centre-ville
L’aéroport international de Noi Bai se trouve à environ 25 km au nord du centre de Hanoï. Trois façons de rejoindre la ville :
Le bus 86 est la meilleure option économique. C’est un bus orange climatisé avec espace à bagages et Wi-Fi. Le tarif est de 45 000 VND (environ 1,65 €). Il va directement au Vieux Quartier (secteur Hoan Kiem) et met 45 à 60 minutes selon le trafic. Tournez à gauche en sortant des arrivées internationales pour trouver l’arrêt de bus. Les bus circulent du petit matin jusqu’en fin de soirée.
Grab car coûte 250 000-350 000 VND (9-13 €) jusqu’au centre de Hanoï. Réservez uniquement via l’application. Un détail important : les chauffeurs Grab ne peuvent pas accéder directement à la voie de prise en charge des arrivées à Noi Bai. Vous devez marcher jusqu’à la zone désignée pour les VTC. Vérifiez la plaque d’immatriculation dans l’application avant de monter. Ignorez quiconque vous approche dans le hall des arrivées en prétendant être votre chauffeur Grab.
Transfert hôtelier ou réservation Klook coûte à peu près la même chose qu’un Grab (250 000-350 000 VND) mais un chauffeur vous attend avec une pancarte, ce qui élimine le stress de naviguer dans une zone de prise en charge après un long vol.
Évitez les rabatteurs de taxi non officiels dans le hall des arrivées. Ils annoncent 500 000-800 000 VND pour une course qui devrait coûter moitié moins.

Se déplacer à Hanoï
À pied
Le Vieux Quartier, le lac Hoan Kiem et le Quartier Français sont tous accessibles à pied, la plupart des sites se trouvant dans un rayon de 2-3 km. Les trottoirs sont un parcours d’obstacles entre motos garées, stands de nourriture et petits tabourets en plastique, si bien que vous finissez par marcher dans la rue plus que prévu. Portez des chaussures confortables avec une bonne adhérence.
Grab : l’application indispensable
Téléchargez Grab avant votre arrivée. C’est l’équivalent d’Uber en Asie du Sud-Est et l’application la plus utile pour se déplacer à Hanoï. Les tarifs sont fixés à l’avance, donc pas de compteur truqué ni de négociation. GrabBike (moto-taxi) est l’option la plus rapide pour les voyageurs seuls qui veulent se faufiler dans le trafic. GrabCar est préférable pour les groupes ou quand vous avez des bagages.
Associez votre carte bancaire à l’application avant de partir. Payer en espèces mène souvent à des situations « je n’ai pas la monnaie ». La fonction de traduction automatique du chat vous aide à communiquer avec les chauffeurs vietnamophones quand ils ne trouvent pas votre point de prise en charge.
Bus urbains
Le réseau de bus public de Hanoï est bon marché (7 000-9 000 VND par trajet, environ 0,30 €) et couvre la majeure partie de la ville. Le bus 86 (aéroport) et le bus 14 (Temple de la Littérature vers le secteur du Mausolée de Hô Chi Minh) sont deux lignes utiles pour les touristes. La difficulté, c’est que la signalisation et les annonces sont principalement en vietnamien. Google Maps gère raisonnablement bien les itinéraires de bus à Hanoï si vous voulez essayer.
Location de moto : la réalité légale
Louer un scooter coûte 150 000-200 000 VND par jour (5,50-7,40 €), et beaucoup de voyageurs le font. La réalité légale : vous avez besoin d’un Permis de Conduire International (PCI) avec mention moto, à demander sur le site de l’ANTS avant votre départ. Votre permis français doit inclure la catégorie A (moto). Si vous n’avez qu’un permis B (voiture), vous n’êtes pas couvert légalement, et votre assurance voyage refusera toute réclamation en cas d’accident de moto.
Le trafic à Hanoï est intense. Si vous n’avez jamais conduit dans une circulation dense en Asie, ce n’est pas l’endroit pour apprendre. Gardez le scooter pour la boucle de Ha Giang ou la campagne de Ninh Binh si vous avez le permis adéquat.
Cyclos
Les pousse-pousse à trois roues sont une expérience emblématique de Hanoï, mais ils s’accompagnent d’une arnaque classique. Vous convenez de 50 000 VND pour un tour autour du lac Hoan Kiem, et à l’arrivée le conducteur prétend que c’était 50 000 par personne, ou par kilomètre. Réservez vos balades en cyclo par votre hôtel ou un opérateur touristique réputé, pas auprès des conducteurs qui vous accostent dans la rue.
Traverser la rue : la compétence que vous apprendrez dès le premier jour
La circulation à Hanoï ne s’arrête pas pour les piétons. Il y a peu de feux de signalisation, et les motos les ignorent souvent de toute façon. La première fois que vous ferez face à un flot de motos sur six voies, vous vous demanderez comment quiconque traverse vivant. Voici comment ça marche.
Marchez à un rythme lent et régulier. Ne vous arrêtez pas, ne courez pas, ne reculez pas. Soyez prévisible. Les motos circulent autour de vous comme l’eau autour d’un rocher, car les conducteurs calculent en permanence votre trajectoire. Si vous vous arrêtez ou changez de direction, leurs calculs ne fonctionnent plus.
Levez légèrement la main en marchant pour vous rendre plus visible. Établissez un contact visuel avec les conducteurs qui arrivent. Les bus et les voitures ne dévieront pas pour vous, alors laissez-les passer. Les motos s’adapteront.
La meilleure astuce pour les premières traversées : attendez qu’un local s’engage dans la rue et marchez à côté de lui du côté de la circulation. Dès le troisième jour, vous traverserez sans même y penser.
Argent : distributeurs, espèces et frais cachés

Le cash est roi
Le Dông vietnamien (VND) est la seule monnaie pratique à Hanoï. N’essayez pas de payer en USD ou en euros chez les vendeurs de rue ou les petits restaurants. Les stands de street food, les marchés, les cyclos et la plupart des restaurants locaux n’acceptent que les espèces. Les grands hôtels, les restaurants haut de gamme et Grab acceptent les cartes, mais les petits établissements ajoutent souvent un supplément de 3 % pour les paiements par carte.
Quels distributeurs utiliser
VPBank et ACB (Asia Commercial Bank) sont les deux distributeurs les plus recommandés pour les cartes étrangères. VPBank facture souvent peu ou pas de frais. ACB autorise des plafonds de retrait plus élevés, souvent 5 000 000 VND (environ 185 €) par transaction. TPBank était gratuit, mais des retours de fin 2025 indiquent que certaines cartes étrangères sont désormais facturées.
Évitez Agribank et Vietinbank. Ils ont des plafonds bas par transaction (2-3 millions VND) et des frais élevés, ce qui signifie que vous payez plus par euro retiré. Évitez aussi les distributeurs Euronet.
La règle la plus importante aux distributeurs : quand l’écran vous propose de convertir votre retrait dans votre devise, sélectionnez toujours « Non ». C’est la Conversion Dynamique de Devise (DCC). La banque vietnamienne applique un taux de change désastreux et empoche la différence, vous coûtant 3 à 5 %. Refusez, laissez votre banque française gérer la conversion, et gardez cet argent.
Change de devises
Les meilleurs taux de change à Hanoï se trouvent dans les boutiques d’or et de bijoux, notamment dans la rue Ha Trung dans le Vieux Quartier. La bijouterie Quoc Trinh Gold Shop dans la rue Ha Trung est fréquemment recommandée sur les forums. Apportez des billets neufs et en bon état de 50 ou 100 €. Les petites coupures donnent de moins bons taux, et les billets déchirés ou très froissés peuvent être refusés.
Les bureaux de change bancaires offrent les taux officiels mais exigent votre passeport et des billets impeccables. Les bureaux de change de l’aéroport ont les pires taux. Si vous arrivez tard et avez besoin d’espèces pour le bus, changez seulement 20-30 € à l’aéroport et faites le reste en ville.
Pourboires
Le pourboire n’est pas une pratique courante au Vietnam. Arrondir une addition est apprécié mais jamais obligatoire. Les seules situations où un pourboire est véritablement attendu : les guides touristiques (50 000-100 000 VND) et les bagagistes d’hôtel (20 000-50 000 VND).
Conseils pratiques pour l’argent liquide
Utilisez une carte bancaire sans frais de transaction à l’étranger. Les banques en ligne comme Boursorama Ultim, Fortuneo Fosfo ou Revolut offrent des retraits sans commission à l’international, un atout précieux quand vous retirez en VND plusieurs fois par semaine. Si vous avez une Visa Premier ou une Mastercard Gold, vérifiez les garanties incluses : elles offrent souvent une assurance voyage pour les séjours de moins de 90 jours, à condition d’avoir payé le billet d’avion avec la carte. Ne transportez pas des semaines d’espèces sur vous. Les distributeurs sont partout dans le centre de Hanoï. Gardez une réserve d’urgence dans un endroit séparé de votre portefeuille, quelque part au fond de vos bagages.
Santé et sécurité
Assurance voyage
La CEAM (Carte Européenne d’Assurance Maladie) ne couvre que les soins au sein de l’UE et de l’EEE. Elle est totalement inutile au Vietnam. Vous avez besoin d’une assurance voyage dédiée avant le départ. Assurez-vous qu’elle couvre le rapatriement sanitaire : les soins sur place sont bon marché, mais une évacuation médicale vers la France peut dépasser 50 000 €.
Chapka Cap Aventure, ACS Globe Traveller et AXA Assistance couvrent tous l’Asie du Sud-Est et sont bien adaptés aux voyageurs français. Si vous prévoyez de conduire une moto, vérifiez que votre contrat inclut explicitement la couverture deux-roues, car c’est souvent exclue par défaut. Pensez également à vérifier les garanties de votre carte bancaire (Visa Premier, Mastercard Gold) : elles incluent souvent une assurance voyage pour les séjours de moins de 90 jours, à condition d’avoir réglé le billet d’avion avec cette carte. C’est un bon complément, mais rarement suffisant comme couverture unique.
Vaccinations
Aucune vaccination n’est légalement exigée pour entrer au Vietnam depuis la France. L’Institut Pasteur recommande d’être à jour pour l’hépatite A et B, la typhoïde et le tétanos. Pour les voyages en zone rurale (Ha Giang, Sapa), l’encéphalite japonaise et la rage peuvent s’ajouter à la liste. Consultez un centre de vaccinations internationales ou votre médecin traitant au moins six semaines avant le départ.
Eau et sécurité alimentaire
Ne buvez pas l’eau du robinet à Hanoï. Utilisez de l’eau en bouteille pour boire et vous brosser les dents. L’eau en bouteille coûte 5 000-10 000 VND (0,20-0,40 €) dans n’importe quelle épicerie. Les glaçons dans les restaurants et les cafés sont généralement sûrs, car ils sont produits industriellement à partir d’eau filtrée. Si vous êtes prudent les premiers jours, évitez les glaçons le temps que votre estomac s’adapte.
Le street food est généralement sûr si vous suivez une règle simple : mangez là où mangent les locaux. Un stand avec une longue file de Vietnamiens signifie que la nourriture est fraîche et le roulement élevé. Un restaurant vide avec un menu en cinq langues est un signal d’alarme. Les plats cuisinés à haute température devant vous (pho, bun cha, sautés) sont les plus sûrs.
Pollution atmosphérique
Hanoï a l’une des pires qualités d’air d’Asie du Sud-Est, particulièrement de novembre à mars. Si vous êtes sensible à la pollution ou avez des problèmes respiratoires, emportez un stock de masques N95 ou KN95. Vérifiez l’Indice de Qualité de l’Air (IQA) sur l’application ou le site IQAir chaque matin. Les jours critiques (IQA au-dessus de 150), limitez le temps passé dehors et privilégiez les activités en intérieur.
Pharmacies
Les pharmacies au Vietnam vendent la plupart des médicaments sans ordonnance, y compris les antibiotiques. Apportez vos médicaments sur ordonnance depuis la France avec une copie de l’ordonnance. Pour les problèmes d’estomac, les maux de tête ou les piqûres d’insectes, les pharmacies sont omniprésentes et les prix sont très bas.
Sécurité générale
Hanoï est très sûre pour les touristes. Les crimes violents contre les étrangers sont pratiquement inexistants. Le principal danger physique est la circulation, pas la criminalité. Les vols à la tire (arrachage de téléphone depuis une moto, pickpockets dans les marchés bondés) arrivent occasionnellement. Gardez votre téléphone dans une poche avant ou un sac fermé quand vous marchez le long des routes passantes. Privilégiez un sac bandoulière plutôt qu’un sac à dos dans les rues bondées du Vieux Quartier.
Numéros d’urgence : Police 113, Ambulance 115, Pompiers 114. L’Ambassade de France à Hanoï est joignable au +84 24 3944 5700 pour les urgences consulaires.

Arnaques à éviter
Les arnaques à Hanoï sont bien répertoriées, plus agaçantes que dangereuses, et évitables si vous connaissez les schémas. Voici les plus courantes.
L’arnaque du cireur de chaussures. Des hommes pointent vos chaussures et commencent à les cirer sans demander. Ils exigent ensuite 200 000-500 000 VND. Prévention : portez des sandales (ils ne peuvent pas les cirer), ou repoussez-les fermement et continuez à marcher.
L’arnaque du panier de fruits / de la vendeuse de beignets. Des femmes avec des paniers les posent sur votre épaule pour une « photo sympa » ou vous offrent un échantillon gratuit. Après la photo, elles réclament 200 000-500 000 VND pour un article à 20 000 VND. Prévention : n’acceptez jamais d’objets placés dans vos mains ou sur vos épaules par des inconnus.
Le surcoût du cyclo. Vous convenez d’un prix, puis le conducteur prétend que c’était par personne ou par kilomètre. Une course à 50 000 VND devient un litige à 300 000 VND. Prévention : ne réservez les cyclos que par votre hôtel.
L’arnaque du bar via application de rencontre. Un « match » sur Tinder vous propose de vous retrouver dans un bar précis. On vous facture des prix exorbitants pour des boissons et des « formules bouteille ». La personne disparaît quand l’addition arrive. Prévention : choisissez toujours le lieu vous-même. Si un match insiste sur un bar en particulier, c’est une arnaque.
Les rabatteurs de Train Street. Des rabatteurs agressifs vous tirent vers leur café, vous attrapant parfois le bras. Passez devant eux et choisissez un établissement par vous-même.
Les menus sans prix. Certains restaurants servent sans montrer les prix, puis présentent une addition gonflée. Vérifiez toujours que le menu affiche les prix avant de commander.
La règle générale : si quelqu’un vous offre quelque chose que vous n’avez pas demandé, ne l’acceptez pas. Apprenez à dire « khong » (non) fermement mais sans agressivité. Soyez ferme, restez calme, continuez à marcher.
Carte SIM et connectivité
Bonne nouvelle pour les abonnés Free Mobile (forfait à 19,99 €/mois) : le Vietnam est inclus dans les 110 destinations en roaming. Vous disposez de 25 Go de data par mois sans surcoût, ce qui est amplement suffisant pour Grab, Google Maps et WhatsApp. Vérifiez simplement que l’option roaming est activée dans votre espace abonné avant le départ. Si vous êtes chez un autre opérateur, une SIM locale ou une eSIM sera bien plus économique que le roaming classique.
Viettel est le meilleur opérateur mobile au Vietnam en termes de couverture, surtout si vous prévoyez de voyager en dehors de Hanoï vers des zones comme Sapa, Ha Giang ou Ninh Binh. Vinaphone est un bon deuxième choix et fonctionne bien en ville.
Achetez une carte SIM au hall des arrivées de l’aéroport pour environ 200 000-300 000 VND (7-11 €, 30 jours de data). Un peu plus cher qu’en ville, mais vous avez internet immédiatement pour Grab et Google Maps. Si vous préférez attendre, rendez-vous dans une boutique officielle Viettel en ville et apportez votre passeport (l’enregistrement de la SIM est obligatoire par la loi). Évitez les SIM vendues par des marchands ambulants : elles peuvent ne pas être enregistrées à votre nom et être désactivées sans prévenir.
Les forfaits SIM touristiques coûtent environ 5-10 USD pour 30 jours. Attention aux forfaits « data illimitée » avec un plafond journalier caché (4 Go à pleine vitesse, puis débit réduit). Sinon, une eSIM via Airalo ou MobiMatter s’active dès l’atterrissage et évite la file d’attente au comptoir SIM de l’aéroport.
Le Wi-Fi est disponible dans quasiment tous les hôtels, cafés et restaurants. Téléchargez une carte hors ligne de Hanoï sur Google Maps avant de partir en guise de secours.
Valise : Hanoï n’est pas toujours chaude
C’est la section qui surprend la plupart des voyageurs préparant un voyage au Vietnam. Hanoï a quatre saisons distinctes, et l’hiver est véritablement froid.
Novembre à février : emportez des couches
Les températures descendent à 10-15 degrés Celsius, et l’air est humide. Combiné avec l’absence de chauffage central dans la plupart des bâtiments (y compris certains hôtels), cela peut sembler plus froid que les chiffres ne le suggèrent. Emportez une doudoune légère ou une polaire chaude, quelques couches à manches longues, et au moins un pantalon long. Pensez à un hiver doux à Paris, pas à des vacances tropicales.
Indispensables toute l’année
Chaussures de marche confortables avec bonne adhérence pour les trottoirs inégaux. Un parapluie compact ou un coupe-vent imperméable léger. Sandales ou tongs pour la chaleur et les entrées de temples (vous enlevez vos chaussures constamment). Vêtements pudiques pour les temples : épaules et genoux couverts. Crème solaire (emportez-la depuis la France, nettement plus chère au Vietnam). Répulsif anti-moustiques. Une photocopie de votre passeport rangée séparément de l’original.
Prises électriques
Le Vietnam utilise un mélange de prises de types A, C et G. La plupart des prises européennes à deux broches (type C) fonctionnent sans adaptateur. Emportez un adaptateur universel par précaution, car certains hôtels anciens n’ont que des prises de type américain.
Meilleure période pour visiter Hanoï

Automne (octobre à novembre) : la meilleure fenêtre
Températures entre 20 et 28 degrés Celsius, faible humidité, pluie minimale, ciel dégagé. La ville est à son plus beau. C’est aussi la période où les lacs et parcs de Hanoï sont les plus agréables pour se promener. Cette saison attire de plus en plus de touristes, alors réservez votre hébergement à l’avance.
Printemps (mars à avril) : la deuxième meilleure option
Après le froid de l’hiver, les températures remontent entre 18 et 25 degrés. Quelques bruines légères occasionnelles, mais rien qui perturbe les plans. Les fleurs s’épanouissent autour du lac Hoan Kiem et du Jardin Botanique. Un moment agréable pour visiter sans la foule de haute saison.
Été (mai à septembre) : chaud et humide
Les températures atteignent 30-35+ degrés Celsius avec une forte humidité. Les pluies de mousson arrivent sous forme d’averses violentes en après-midi, durant généralement une à deux heures avant de se dissiper. Les matinées sont généralement sèches. Juillet et août sont les mois les plus pluvieux. L’avantage : les prix des hôtels baissent, les foules de touristes s’éclaircissent, et la pluie gâche rarement une journée entière si vous prévoyez des activités en intérieur pour l’après-midi. Apportez un bon imperméable et un sac étanche pour vos appareils électroniques.
Hiver (décembre à février) : froid et gris
Cela surprend la plupart des visiteurs. Hanoï devient froide, humide et grise. Les températures se maintiennent à 10-15 degrés, descendant parfois plus bas. Une bruine persistante peut durer plusieurs jours. Sans chauffage dans la plupart des bâtiments, le ressenti est bien plus froid que ce qu’indique le thermomètre. Faites vos bagages comme pour un automne frais à Paris, pas pour des vacances tropicales. Le Têt (Nouvel An vietnamien, fin janvier ou février) apporte des événements festifs, mais de nombreux commerces et restaurants ferment pendant plusieurs jours.
Expressions vietnamiennes utiles
L’anglais est parlé dans les hôtels et les restaurants touristiques, mais il disparaît vite en dehors de ces lieux. Quelques mots de vietnamien font une grande différence. La langue est tonale, donc la prononciation compte, mais les locaux apprécient toute tentative.
Xin chao (sin tchao) : Bonjour. Cam on (kahm euhn) : Merci. Khong (kohm) : Non. Bao nhieu ? (bao gnieu) : Combien ? Mot, hai, ba (moht, haï, bah) : Un, deux, trois. Ngon qua (ngon koua) : Délicieux (utile aux stands de street food, provoque toujours un sourire). Xin loi (sin loï) : Pardon / excusez-moi. Tinh tien (tin tiène) : L’addition, s’il vous plaît.
Pour les chiffres, apprenez à reconnaître les prix quand les vendeurs les affichent sur une calculatrice ou un écran de téléphone. La monnaie a tellement de zéros que « 50 » sur une calculatrice signifie 50 000 VND (environ 1,85 €).
Étiquette culturelle
Temples et pagodes
Retirez vos chaussures avant d’entrer dans tout bâtiment de temple. Couvrez vos épaules et vos genoux. Parlez doucement. Ne pointez pas vos pieds vers les autels ou les statues de Bouddha. Demandez la permission avant de photographier des personnes en prière. Ces règles s’appliquent dans chaque temple de Hanoï, du Temple de la Littérature à la Pagode Tran Quoc.
Photographie
La plupart des gens à Hanoï ne voient pas d’inconvénient à être photographiés, mais demandez toujours d’abord avec un geste ou un sourire. Ne photographiez pas les installations militaires. Au Mausolée de Hô Chi Minh, suivez les règles affichées strictement : pas de shorts, pas de chapeaux, pas de photos à l’intérieur du bâtiment lui-même.
Klaxons et bruit de la circulation
Les klaxons de moto à Hanoï ne sont pas des expressions de colère. Un bref coup de klaxon signifie « je suis là, je passe ». Les conducteurs klaxonnent pour signaler leur position, pas leur frustration. Une fois que vous comprenez cela, le bruit constant devient un fond sonore plutôt qu’une source de stress.
Coutumes à table
Il est normal de s’asseoir sur de minuscules tabourets en plastique sur le trottoir pour manger. C’est comme ça que Hanoï mange. Les mouchoirs ou serviettes ne sont parfois pas fournis dans les stands de rue ; emportez un petit paquet. Aspirer bruyamment ses nouilles n’est pas impoli. Laisser un peu de nourriture dans votre assiette signale que vous êtes rassasié. Les baguettes sont la norme, mais demander une fourchette est tout à fait acceptable et personne ne vous jugera.
Choisir votre quartier de base
L’endroit où vous séjournez détermine combien de temps vous passez dans la circulation plutôt qu’à pied. Le Vieux Quartier vous place à distance de marche de la plupart des sites, mais il est bruyant. Le Quartier Français est plus calme avec des rues plus larges. Tay Ho (lac de l’Ouest) est le quartier des expatriés, avec des nuits plus tranquilles mais un trajet en Grab depuis les principaux sites. Pour un aperçu complet des quartiers, consultez notre guide pour savoir où loger à Hanoï.
Applications à télécharger avant de partir
Grab (transport, l’application la plus utile). Google Maps (téléchargez une carte hors ligne de Hanoï). XE Currency (convertisseur VND/EUR pour vérifier les prix en temps réel). Airalo ou MobiMatter (achat d’eSIM si vous préférez ça à une carte SIM physique). IQAir (surveillance de la qualité de l’air pour les jours de forte pollution). Google Translate (la fonction caméra traduit le texte vietnamien sur les panneaux et les menus en temps réel).
Si vous continuez à travers l’Asie du Sud-Est
De nombreux voyageurs combinent Hanoï avec d’autres destinations de la région. Si Bangkok est la prochaine étape de votre itinéraire, notre guide pratique pour préparer un voyage à Bangkok explique comment le visa, le budget et la logistique des transports diffèrent. Pour les destinations balnéaires, nos guides sur Phuket et Bali couvrent la planification spécifique requise pour chacune.
Retour à notre guide complet de voyage à Hanoï pour un aperçu complet de ce qu’il y a à voir, manger et vivre dans la ville.
