Temple illuminé au bord d'une rivière au coucher du soleil, avec des bateaux sur l'eau.

Les plus beaux temples de Bangkok : mes 13 préférés

Bangkok compte plus de 400 temples bouddhistes en activité, des lieux où les Thaïlandais viennent vraiment prier, et attire plus de 20 millions de visiteurs par an. Voici mes 13 préférés, des trois grands du fleuve, que j’ai enchaînés en une seule matinée, aux temples cachés que la plupart des touristes ratent, avec les prix, les horaires, la tenue et les arnaques à éviter. Pour loger, manger et te déplacer, commence par mon guide complet pour visiter Bangkok.

1. Voir le Bouddha d’Émeraude au Grand Palais

Le complexe du Grand Palais de Bangkok, ses flèches dorées et ses mosaïques
Les flèches dorées du Grand Palais : pour moi, aucun autre temple de Bangkok n’approche ce niveau de finesse.

Le Grand Palais est le monument le plus célèbre de Bangkok, et Wat Phra Kaew, le temple du Bouddha d’Émeraude, est dans ses murs. Ce Bouddha, l’image la plus vénérée de Thaïlande, ne mesure que 66 centimètres, sculpté dans un seul bloc de jade, et le roi change ses parures dorées trois fois par an pour marquer les saisons. Je l’ai regardé de loin : impossible de s’en approcher, et la photo est interdite dans la salle.

Chaque surface semble couverte de feuilles d’or, de mosaïques de verre coloré et de fresques peintes à la main, et les fresques du Ramakien, la version thaïlandaise du Ramayana, courent le long du corridor sur 178 panneaux. Un peu comme la première fois qu’on entre dans la Galerie des Glaces à Versailles, ce travail est difficile à appréhender, et aucun autre temple de Bangkok n’approche ce niveau de finesse.

Le Grand Palais divise les avis. Pour : c’est le site historique le plus important de Thaïlande, l’architecture est exceptionnelle, et le rater revient à aller à Paris sans voir la Tour Eiffel. Contre : l’entrée à 500 THB (environ 13 €) est la plus chère des temples de Bangkok, la foule est insupportable (surtout après 10 h, quand les bus de groupes débarquent), l’ombre quasi absente, et la plupart des bâtiments sont fermés au public, alors tu tournes autour des extérieurs en plein soleil.

Mon conseil : vas-y si c’est ta première visite à Bangkok, à 8 h 30, à l’ouverture, car dès 9 h 30 les groupes affluent et l’expérience se dégrade vite. Prévois 1 h 30 à 2 heures ; la billetterie ferme à 15 h 30. Le billet à 500 THB inclut un spectacle de Khon (danse traditionnelle thaïlandaise masquée) dans un théâtre à proximité, horaires au guichet : je trouve qu’il vaut vraiment le coup, et tu l’as déjà payé.

Grand Palais, le chedi doré de Wat Phra Kaew, Bangkok
Grand Palais. Photo : Marek Wlizło, Google Maps

Dans tous les temples, hommes et femmes couvrent épaules et genoux. Le Grand Palais a le code le plus strict de Bangkok, et les gardes refusent l’entrée à qui ne le respecte pas : pour les hommes, pantalon long (ni bermuda aux genoux, ni pantacourt) et haut à manches, sans débardeur ni jean déchiré ; pour les femmes, épaules et genoux couverts avec un vrai haut à manches, sans leggings (jugés trop moulants) ni foulard enroulé sur un débardeur. Tongs et sandales sont acceptées : tu te déchausses avant chaque bâtiment, de nombreuses fois, alors prends une paire facile à enlever. Mal habillé, tu trouveras devant les murs des « elephant pants » (pantalons amples imprimés) à 100 à 200 THB (2,50 à 5 €), médiocres mais suffisants pour passer la porte ; le mieux reste de partir habillé comme il faut de ton hôtel.

L’arnaque du « palais fermé » est très courante : près des murs extérieurs ou d’une entrée latérale, un habitant sympathique t’annonce que le palais est fermé (cérémonie, nettoyage, jour férié) et t’envoie en tuk-tuk voir un « Lucky Buddha », une bijouterie ou un tailleur. Le Grand Palais n’est quasiment jamais fermé pendant les heures d’ouverture : c’est une arnaque, à chaque fois, et l’habitant touche une commission de la bijouterie ou du tailleur. Marche droit vers l’entrée principale, sur le mur nord, ignore quiconque t’aborde hors des murs, aussi convaincant soit-il, et n’écoute que les gardes en uniforme de l’entrée officielle.

2. Voir le Bouddha couché et se faire masser à Wat Pho

Le Bouddha couché de 46 mètres recouvert de feuilles d'or, au temple Wat Pho de Bangkok
Le Bouddha couché de Wat Pho, 46 mètres de feuilles d’or dans une salle qui le contient à peine.

Le Grand Palais impressionne, mais Wat Pho est mon préféré : si tu ne peux voir qu’un seul temple à Bangkok, choisis celui-là. Un Bouddha couché de 46 mètres, entièrement recouvert de feuilles d’or, y est allongé sur le côté dans une salle qui le contient à peine, et ses pieds mesurent à eux seuls plus de cinq mètres, incrustés de 108 panneaux de nacre aux symboles de bon augure de la mythologie bouddhiste.

C’est l’un des plus grands et des plus anciens complexes de Bangkok, avec plus de 1 000 images de Bouddha, et j’y ai trouvé une atmosphère nettement plus détendue qu’au Grand Palais : plus d’ombre, moins de vendeurs insistants, un rythme plus calme. L’entrée coûte 200 à 300 THB (5 à 8 €), environ la moitié ou le tiers du Grand Palais, et tout se visite à pied sans guide (ouvert de 8 h à 18 h 30, prévois 1 à 2 heures).

Ici, comme à Wat Arun et dans la plupart des temples, le code est plus souple : bermudas aux genoux généralement acceptés, épaules couvertes, mais débardeurs et jupes très courtes refoulés dans certains temples. Ma tenue passe-partout : pantalon long léger en lin ou en coton, respirant et accepté partout, t-shirt couvrant les épaules, et pour les femmes un grand foulard ou un paréo, en jupe improvisée. Aux pieds, tongs, sandales à enfiler ou Birkenstock, car avec cinq temples ou plus dans la journée tu te déchausses des dizaines de fois (baskets à lacets à éviter, chaussettes acceptées).

Wat Pho abrite la plus ancienne école de massage traditionnel de Thaïlande, et je me suis fait masser sur place, dans un pavillon en plein air avec ventilateurs, sans climatisation. Si tu imagines un spa, prépare-toi : c’est le vrai massage traditionnel thaïlandais, vigoureux, thérapeutique et parfois douloureux, avec étirements, points de pression et manipulations fermes. L’attente est de 1 à 2 heures : j’ai réservé mon créneau dès mon arrivée, et le temps de voir le Bouddha couché et les jardins, mon massage était prêt.

Le quartier du Grand Palais, de Wat Pho et de Wat Arun, c’est Rattanakosin, la vieille ville historique : rues étroites bordées de vendeurs de nourriture, bons déjeuners autour de l’embarcadère de Tha Tien, Khao San Road à environ 15 minutes à pied au nord. Pour moi, le quartier autour d’un temple est souvent aussi intéressant que le temple, et dormir près des temples à voir économise du temps et des taxis.

Wat Pho est à 5 à 10 minutes à pied du Grand Palais, et le MRT s’arrête à Sanam Chai, à quelques pas de Wat Pho et du Museum of Siam, une station parmi les plus travaillées de Bangkok. Rejoindre Wat Arun depuis Wat Pho est simple : à l’embarcadère de Tha Tien, juste à côté, le bac coûte 4 à 5 THB (une poignée de centimes), circule fréquemment toute la journée et traverse en deux minutes environ.

3. Regarder le soleil se coucher sur Wat Arun

Wat Arun, le temple de l’Aube, est l’image la plus emblématique de Bangkok, celle des couvertures de guides et d’Instagram : un grand prang (tour) de style khmer sur la rive ouest du Chao Phraya, couvert de milliers de morceaux de porcelaine chinoise colorée et de coquillages, sans équivalent en ville. Pour moi, le plus beau de Wat Arun se voit depuis la rive est : au coucher du soleil, baigné d’un doré orangé, c’est la vue la plus célèbre de Bangkok, et après la tombée de la nuit, le temple illuminé offre un tout autre spectacle.

La visite vaut quand même le détour, surtout tôt le matin : j’ai grimpé sur le prang central, très raide, pour voir la porcelaine de près et les environs d’en haut. La porcelaine blanche réfléchit intensément le soleil, et vers midi chaleur et éblouissement deviennent vite désagréables. L’entrée ne coûte que 100 THB (2,50 €), la moins chère des trois grands temples riverains, pour environ 45 minutes de visite (ouvert de 8 h à 18 h). Ma variante pour les photos commence ici à 8 h, à l’ouverture, lumière douce sur la porcelaine et foule minimale, puis bac vers la rive est vers 9 h, Wat Pho et son massage, et le Grand Palais ou le déjeuner : les meilleurs temples à leurs meilleures heures.

S’il y a une seule chose à réserver à l’avance à Bangkok, c’est un dîner au coucher du soleil face à Wat Arun. Sur la rive est, je mets en premier Sala Rattanakosin (la vue la plus dégagée, plutôt haut de gamme), puis Chom Arun (bonne cuisine, belle vue), The Deck by Arun Residence (le classique du genre) et Eagle Nest Bar pour un verre en terrasse. Les tables de l’heure dorée (17 h 30 à 18 h 30) y partent des semaines, voire des mois à l’avance en haute saison.

L’option gratuite ou presque : le bac au coucher du soleil, avec une vue excellente depuis l’eau pour moins de 5 THB. Pour arriver aux temples du fleuve, je préfère la voie fluviale : BTS Skytrain jusqu’à Saphan Taksin, embarcadère de Sathorn sous la station, puis le Chao Phraya Express Boat au drapeau orange, pour 16 THB (0,40 €), sans un seul embouteillage, avec des arrêts près de tous les grands temples riverains. Sur la rive de Wat Arun, Thonburi est un quartier plus calme et résidentiel.

4. Monter au sommet du Golden Mount, à Wat Saket

Le chedi doré de Wat Saket au sommet du Golden Mount, avec vue sur Bangkok
Au sommet du Golden Mount, le chedi doré de Wat Saket et Bangkok dans toutes les directions.

Wat Saket, plus connu sous le nom de Golden Mount, est le temple que je conseille en premier à qui connaît déjà Bangkok. Moins connu que les trois grands temples riverains, il offre ce qu’aucun d’eux ne propose : une vue panoramique à 360 degrés sur toute la ville, depuis une colline qui domine largement le paysage plat environnant.

Plus de 300 marches mènent au sommet, sur un chemin ombragé, avec brumisateurs et jeux d’eau qui rafraîchissent bien plus qu’on ne l’imagine : j’ai trouvé la montée agréable plutôt qu’éprouvante. Là-haut, un chedi (stupa) doré contenant une relique de Bouddha est entouré de plateformes d’observation en plein air ouvertes sur Bangkok dans toutes les directions, au calme et au vent, loin des temples bondés et étouffants de la rue.

L’entrée coûte environ 50 THB (1,30 €) et les foules sont clairsemées (ouvert de 7 h 30 à 19 h, prévois 45 minutes à 1 heure). En novembre, pendant le festival de Loy Krathong, le temple organise une foire annuelle avec une procession aux chandelles jusqu’au sommet, l’un des événements les plus marquants de Bangkok.

Je l’ai gardé pour l’après-midi, après les temples riverains, à 15 à 20 minutes en taxi ou en tuk-tuk du quartier de Wat Pho. Près des temples touristiques, les tuk-tuks surfacturent systématiquement, et une course annoncée à 300-500 THB peut revenir à 50 à 80 THB en marchant un pâté de maisons plus loin avec Grab, l’équivalent d’Uber en Asie du Sud-Est. Les taxis marchent si tu exiges le compteur avant de monter, mais entre les temples éloignés du fleuve, Grab t’évite les négociations.

5. Grimper dans le Château de Métal, à Loha Prasat

Les 37 flèches de métal sombre de Loha Prasat, le Château de Métal du Wat Ratchanatdaram à Bangkok
Les 37 flèches de Loha Prasat, particulièrement photogéniques en fin d’après-midi.

Loha Prasat, littéralement « Château de Métal », est à moins de cinq minutes à pied de Wat Saket : la combinaison est toute trouvée. Ce temple du Wat Ratchanatdaram a 37 flèches en fer noir disposées en un motif géométrique sans équivalent dans l’architecture bouddhiste, et c’est le seul prasat (structure en forme de château) en métal encore debout au monde, les deux autres, en Inde et au Sri Lanka, ayant disparu depuis longtemps.

C’est le temple de Bangkok qui attire le plus les photographes, et la répétition des flèches sur le ciel est particulièrement photogénique en fin d’après-midi. J’ai grimpé à travers les niveaux du prasat : l’intérieur est sobre comparé à l’extérieur.

L’entrée est gratuite ou coûte environ 20 THB (0,50 €), ouvert de 8 h à 17 h, compte 30 à 45 minutes. Il est près de Khao San Road, et quasiment aucun touriste ne le visite, alors qu’il est unique au monde. Avec Wat Saket, il borde Rattanakosin, près du quartier de Banglamphu, l’un des meilleurs secteurs de Bangkok pour l’hébergement économique et la street food.

6. Découvrir le Bouddha en or massif de Wat Traimit

Le Bouddha assis en or massif de cinq tonnes et demie de Wat Traimit, dans le Chinatown de Bangkok
Le Bouddha d’or de Wat Traimit, resté caché sous du plâtre pendant des siècles.

Wat Traimit abrite le plus grand Bouddha assis en or massif au monde : 5,5 tonnes d’or pur, d’une valeur estimée aujourd’hui à environ 250 millions de dollars (plus de 230 millions d’euros). Je trouve son histoire plus intéressante que la statue elle-même.

Pendant des siècles, il est resté dans un temple sous une épaisse couche de plâtre, sans que personne ne soupçonne l’or dessous. En 1955, lors de son déplacement vers un nouveau bâtiment, les câbles de la grue ont cédé sous le poids inattendu, la statue est tombée et le plâtre s’est fissuré : le lendemain, les ouvriers ont découvert l’or massif qui brillait à travers les fissures. Le plâtre avait probablement été appliqué des centaines d’années plus tôt pour cacher l’or aux envahisseurs birmans, puis le secret s’était perdu, et un petit musée dans le temple raconte l’histoire en détail.

Wat Traimit est à l’entrée de Chinatown (Yaowarat), point de départ ou d’arrivée naturel d’une virée gastronomique, près des stations de MRT Hua Lamphong et Wat Mangkon. L’entrée coûte 40 à 100 THB (1 à 2,50 €) pour 20 à 30 minutes sur place (ouvert de 8 h à 17 h). Pour lui seul, le trajet ne vaut pas le coup ; si tu viens explorer la street food de Bangkok à Chinatown, le détour ne prend quasiment pas de temps.

C’est là, à table, que j’ai fini ma journée de temples, car Chinatown s’anime le soir avec l’une des meilleures scènes de street food d’Asie. La cuisine thaïlandaise, je la refais aussi à la maison : ma recette de pad thaï et celle du som tam sont sur le site.

Pad thaï fait maison, recette thaïlandaise du site
Envie de le refaire à la maison ? Ma recette de pad thaï est sur le site.

7. Admirer le marbre de Carrare de Wat Benchamabophit

Le temple de Marbre doit son surnom anglais au marbre de Carrare importé d’Italie, celui des grandes cathédrales européennes, unique à Bangkok où les temples sont d’habitude en brique, en stuc et en bois. Son design symétrique et ses surfaces blanches et épurées sont très photogéniques, et le site est nettement moins chaotique que les temples riverains.

L’inconvénient, c’est l’emplacement, loin du groupe riverain : il faut un taxi ou un Grab, alors prévois tes options de transport à Bangkok à l’avance. Avec une seule journée de temples, je le sauterais ; avec deux journées complètes, ajoute-le à la deuxième. Entrée 20 à 50 THB (0,50 à 1,30 €), ouvert de 8 h à 17 h 30, compte 30 à 45 minutes. Il est dans le quartier de Dusit, près des bâtiments gouvernementaux et de larges boulevards à l’européenne construits sous le règne du roi Rama V, une ambiance très différente de la vieille ville dense.

Wat Benchamabophit, le temple de marbre blanc, Bangkok
Wat Benchamabophit. Photo : Podchong Juntarasiri, Google Maps

8. Photographier la Balançoire Géante devant Wat Suthat

Wat Suthat, l’un des plus anciens et des plus importants temples royaux de Bangkok, a des fresques monumentales et une imposante image de Bouddha dans sa salle principale. Je range sa peinture intérieure parmi les plus raffinées de Thaïlande, et il reçoit bien moins de touristes que le Grand Palais ou Wat Pho.

Devant le temple se dresse la Balançoire Géante (Sao Ching Cha), en teck rouge, 21 mètres de haut. Lors d’une cérémonie brahmanique, les participants s’y balançaient très haut pour attraper des sacs de pièces d’or suspendus à un poteau, jusqu’à l’interdiction de la cérémonie dans les années 1930, après plusieurs accidents mortels. C’est aujourd’hui un monument photogénique, dans un quartier aux bonnes options de street food. L’entrée à Wat Suthat est de 100 THB (2,50 €), ouvert de 8 h 30 à 21 h, compte 30 à 45 minutes.

Balançoire Géante, Sao Ching Cha de nuit devant Wat Suthat, Bangkok
Balançoire Géante. Photo : Golfmashare, Google Maps

9. Visiter le temple caché de Wat Ratchabophit

Après les temples célèbres, Bangkok a plusieurs temples méconnus que je trouve supérieurs aux grands sites bondés. S’il ne fallait en voir qu’un, ce serait Wat Ratchabophit, à distance de marche du Grand Palais et de Wat Suthat, et presque complètement désert.

Ses carrelages extérieurs, très détaillés, récompensent l’observation de près. L’intérieur est inhabituel pour un temple thaïlandais : une forte influence architecturale européenne, plus proche d’une chapelle gothique que d’une salle de prière bouddhiste, et un cimetière royal sur le site ajoute une dimension supplémentaire.

L’entrée est gratuite (ouvert de 8 h à 17 h, compte 30 à 45 minutes). Une rumeur en fait un lieu de tournage de la saison 3 de White Lotus, ce qui pourrait lui amener du monde, mais pour l’instant tu pourrais bien y être le seul visiteur étranger. Visite-le entre le Grand Palais et Wat Saket, il est sur le trajet.

Wat Ratchabophit, la cour et le chedi doré, Bangkok
Wat Ratchabophit. Photo : Keeratiya Kalayasiri, Google Maps

10. Lever les yeux vers le plafond de verre de Wat Paknam

Wat Paknam Bhasicharoen doit sa notoriété à son plafond de verre vert, dans un grand stupa blanc : un arbre lumineux en verre émeraude entouré de scènes célestes peintes. C’est l’un des intérieurs de temple les plus photographiés de Bangkok, et je trouve que les images ont un côté presque irréel. Il est du côté de Thonburi, accessible par le BTS jusqu’à la station Wutthakat.

Wat Paknam, le plafond de verre vert du grand stupa, Bangkok
Wat Paknam. Photo : STEVEN CHENG, Google Maps

11. Chercher David Beckham dans les mosaïques de Wat Pariwat

À Wat Pariwat, les moines ont intégré des figures de la culture pop dans l’art mosaïque bouddhiste traditionnel. En regardant attentivement les décors, j’ai trouvé David Beckham, Pikachu, Captain America, Popeye et divers super-héros cachés parmi les motifs traditionnels : une touche moderne et décalée qui fait scruter chaque surface deux fois. Très peu de touristes en connaissent l’existence.

12. Entrer dans le sanctuaire de Mae Nak, à Wat Mahabut

Wat Mahabut abrite le sanctuaire de Mae Nak Phra Khanong, célèbre fantôme du folklore thaïlandais, dont la légende, l’une des plus connues du pays, a été adaptée dans des dizaines de films et de séries télévisées. Les Thaïlandais viennent régulièrement y faire des offrandes et demander des bénédictions, notamment en amour et en fidélité. J’y ai eu un aperçu des croyances surnaturelles thaïlandaises qu’aucun temple touristique ne m’a donné ; l’entrée est gratuite, et quasiment aucun touriste occidental ne s’y rend.

Ici comme partout, retire tes chaussures avant d’entrer dans un bâtiment et enjambe le seuil (la barre de bois surélevée de la porte) sans marcher dessus ; assis au sol, replie tes jambes derrière toi pour que tes pieds ne pointent ni vers le Bouddha ni vers des moines. Ne touche jamais un moine (surtout si tu es une femme) et ne montre pas les objets sacrés du doigt : désigne-les de toute la main, paume vers le haut. Garde la voix basse dans les salles de prière, et apporte de petites coupures (20 à 100 THB, soit 0,50 à 2,50 €) pour les boîtes de donation ; les Thaïlandais sont généralement bienveillants avec les étrangers respectueux, et il est rare qu’on te reprenne pour un faux pas.

13. Faire une pause à Wat Pathum Wanaram, à Siam

Wat Pathum Wanaram est un espace calme entre Siam Paragon et CentralWorld, deux des plus grands centres commerciaux de Bangkok, au milieu du béton et du commerce. Pendant mon shopping dans le quartier de Siam, j’ai quitté la passerelle climatisée, franchi les portes, et trouvé un jardin de temple paisible et ombragé pour ma pause de milieu de journée. Entrée libre.

Combien ça coûte ?

Après deux ou trois temples sous la chaleur, l’or, les mosaïques et les Bouddhas se confondent : alterne avec des pauses gourmandes, des restaurants climatisés et d’autres activités à Bangkok, trois ou quatre temples par jour au maximum. Voici mes itinéraires et leurs droits d’entrée.

Ma demi-journée (4 à 5 heures) : Grand Palais à 8 h 30, 1 h 30 sur place avant les bus de groupes, 10 minutes à pied vers le sud jusqu’à Wat Pho pour une heure (réserve tout de suite ton massage), puis le bac de Tha Tien (5 THB, 2 minutes) jusqu’à Wat Arun pour 45 minutes. Tu as fini vers 12 h 30, prêt à déjeuner au bord du fleuve, pour environ 800 THB (21 €).

Ma journée complète (8 à 9 heures) la prolonge. Après Wat Arun, déjeuner dans un restaurant climatisé pour souffler, taxi jusqu’à Wat Saket et Loha Prasat (1 h 30 pour les deux), taxi jusqu’à Wat Traimit (30 minutes pour le Bouddha d’Or), puis la street food de Chinatown pour le dîner sur Yaowarat Road, et s’il te reste de l’énergie, retour au fleuve vers 18 h pour Wat Arun illuminé : environ 950 THB (25 €).

Mon itinéraire économique saute le Grand Palais pour mettre ces 500 THB dans la nourriture : Wat Pho (200 THB), bac jusqu’à Wat Arun (100 THB), Wat Ratchabophit à pied (gratuit), déjeuner, Wat Saket (50 THB) et Loha Prasat (gratuit), puis Wat Traimit et Chinatown. Environ 400 THB (10,50 €) d’entrées, contre 500 THB pour le Grand Palais seul, et je le trouve plus agréable qu’un parcours avec le Grand Palais. Sur deux jours, je mets le premier les trois grands plus Wat Saket et Loha Prasat, et le deuxième Wat Benchamabophit le matin, Wat Suthat et la Balançoire Géante, Wat Ratchabophit, puis Wat Traimit avec un dîner à Chinatown.

Prévois au moins 700 à 1 000 THB (18 à 26 €) par personne et par jour de temples, entrées, transport et eau compris, avec beaucoup d’eau et de crème solaire : la chaleur est implacable, surtout entre 11 h et 14 h, quand l’ombre se fait rare dans les complexes. Si tu pars de France, emporte ta CEAM (Carte Européenne d’Assurance Maladie) même si elle ne couvre pas la Thaïlande, et prends plutôt une assurance voyage type Chapka Cap Aventure ou ACS Globe Trotters, qui couvrent l’Asie du Sud-Est pour quelques euros par jour. Le reste, du BTS au MRT et aux bateaux, est dans mon guide pour préparer un voyage à Bangkok.

Mes autres guides pour Bangkok

Les grands temples de Bangkok sont plus ornés et plus chargés d’or que presque tout ce qu’on trouve en Asie du Sud-Est, et le détail du Grand Palais n’a pas d’égal dans la région. Plus au sud, Phuket a sa propre scène de temples, avec le Big Buddha et Wat Chalong, à une échelle plus modeste, et les temples de Bali sont hindous, en pierre sculptée dans des décors de jungle, loin des mosaïques d’or et de verre de Bangkok. Pour une autre culture des temples, voici mes sites à Hanoi, entre Vieux Quartier et temples millénaires, et pour tout le reste de Bangkok, retourne à mon guide complet pour visiter Bangkok.

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