Voyageur en scooter dans les rizières de Bali

Préparer son Voyage à Bali : Budget, Transport, Visa et Conseils Pratiques

Bali fonctionne selon des règles différentes de la plupart des destinations d’Asie du Sud-Est, et les connaître avant d’atterrir te fera économiser de l’argent et de vrais maux de tête. Le système de visa a des subtilités qui prennent les gens au dépourvu. La circulation peut te bloquer pendant une heure pour un trajet qui devrait prendre dix minutes. Les contrôles de police ciblent les touristes en scooter. Et les bureaux de change près de Kuta ont perfectionné des tours de passe-passe qui impressionneraient un magicien de Las Vegas.

Ce guide couvre le côté peu glamour mais nécessaire d’un voyage à Bali : visas, budget, transports, arnaques, santé, connectivité et timing. Si tu cherches une vue d’ensemble plus large, notre <a href="notre guide complet pour visiter Bali« >guide complet pour visiter Bali couvre les destinations et les itinéraires. Cet article est le complément pratique.

Visa : ce qu’il te faut et comment l’obtenir

Visa à l’arrivée (VOA)

La plupart des nationalités, dont les Français, peuvent obtenir un Visa à l’arrivée (VOA) à l’aéroport de Ngurah Rai. Il coûte 500 000 IDR (environ 30 EUR / 35 USD) et donne droit à 30 jours. On peut le prolonger une fois pour 30 jours supplémentaires auprès d’un bureau d’immigration local.

Le processus de prolongation est fastidieux : trois passages distincts au bureau d’immigration (déposer ton passeport, revenir pour les données biométriques, le récupérer). Des agents spécialisés comme Bali Visas, Legal Legends ou Komala Visa dans le quartier de Kuta/Legian gèrent l’intégralité du processus pour toi, le réduisant à une seule visite pour 25 à 45 EUR de frais de service supplémentaires. Si tu sais avant de partir que tu veux rester 60 jours, passer par un agent vaut chaque roupie.

L’e-VOA : éviter les files d’attente

Le meilleur conseil avant de partir est de demander l’e-VOA en ligne via le site officiel (molina.imigrasi.go.id). L’e-VOA te permet d’utiliser les portiques automatiques à l’immigration, ce qui veut dire que tu contournes entièrement le guichet manuel. Même quand les portiques tombent en panne (ça arrive), tu évites quand même la première des deux files d’attente parce que ton paiement de visa est déjà traité.

Attention : des sites frauduleux imitant le portail officiel facturent le double du tarif. Assure-toi que l’URL se termine par .go.id. Le paiement peut coincer avec les cartes bancaires françaises, alors essaie différents navigateurs ou cartes si la première tentative échoue.

Répartition du budget : ce que Bali coûte vraiment

La réputation de Bali comme destination ultra bon marché mérite d’être mise à jour. Les prix à Canggu, Seminyak et Uluwatu ont presque doublé depuis 2019. Canggu en particulier est devenu la zone la plus inflationniste de l’île. Cela dit, 45 EUR par jour t’offre encore une expérience confortable, et 90 EUR par jour te place dans la catégorie villa-avec-piscine.

Niveau de budget Coût journalier (solo) Hébergement Nourriture Transport
Routard 22-30 EUR Dortoir en auberge (5-9 EUR/nuit) Warungs locaux uniquement (1-1,50 EUR/repas) Location de scooter
Milieu de gamme 45-70 EUR Chambre privée ou homestay (18-27 EUR/nuit) Mix de warungs locaux et cafés occidentaux Scooter + Grab occasionnel
Confortable 90-135+ EUR Villa privée avec piscine (35-45 EUR/nuit) Restaurants (27 EUR/jour) Chauffeur privé

Pour les couples, un bon repère est 1 800 EUR pour 12 jours (hors vols). Ça revient à environ 75 EUR par personne et par jour et couvre l’hébergement privé, un mélange de repas locaux et en restaurant, les activités et le transport.

Où passe l’argent

La location d’un scooter coûte 70 000-100 000 IDR par jour (4-6 EUR). Un repas dans un warung local coûte 15 000-25 000 IDR (1-1,50 EUR). Un repas dans un café de style occidental avec café dépasse les 100 000 IDR (6+ EUR). Un massage balinais d’une heure coûte 100 000-150 000 IDR (6-9 EUR). Un transat en beach club implique une dépense minimum de 1 à 3 millions d’IDR (60-180 EUR). Un chauffeur privé pour la journée (10 heures, voiture et essence incluses) coûte 600 000-800 000 IDR (35-50 EUR).

La bière Bintang est bon marché. Les spiritueux importés et le vin sont lourdement taxés et chers. Si tu bois, reste sur la bière locale et garde les cocktails pour une sortie occasionnelle en beach club.

Astuce budget : quitter le sud touristique

Amed, Lovina et Sidemen fonctionnent encore à des prix proches de ceux d’avant la pandémie. Un bungalow à Amed avec vue sur les rizières peut coûter aussi peu que 14 EUR la nuit. Si ton budget est serré, passe tes premiers ou derniers jours dans le sud pour la logistique et dirige-toi vers le nord ou l’est pour l’essentiel de ton séjour.

S’y rendre : vols et arrivée à l’aéroport

Depuis Paris-CDG, il n’y a pas de vols directs pour Bali. Les escales les plus courantes sont Singapour, Kuala Lumpur, Bangkok et Doha. Singapore Airlines via Singapour, Qatar Airways via Doha et Emirates via Dubaï sont les combinaisons les plus fréquentes. Compte entre 500 et 900 EUR l’aller-retour selon la saison. Réserver les deux segments séparément (Paris-hub + hub-Bali) permet parfois d’économiser, mais vérifie les politiques de transfert de bagages avant de t’engager.

L’aéroport international Ngurah Rai (DPS) se trouve à la pointe sud de l’île, près de Kuta. Si tu as l’e-VOA en poche, l’immigration prend 15 à 30 minutes selon le temps d’attente aux portiques. Sans e-VOA, prévois une heure ou plus.

Aller de l’aéroport à ton hôtel

Le hall des arrivées de Ngurah Rai déchaîne un mur de chauffeurs criant « Taxi ! Taxi ! » à chaque étranger qui franchit les portes. Les premiers prix proposés sont souvent absurdes : 1 million d’IDR pour une course qui devrait coûter 300 000.

La meilleure option est un transfert pré-réservé via Klook ou Booking.com. Prix fixe, pas de négociation, le chauffeur tient une pancarte avec ton nom. Un transfert vers Ubud coûte environ 300 000-400 000 IDR (18-25 EUR). On peut aussi utiliser Grab depuis l’aéroport, mais il faut marcher jusqu’au point de prise en charge « Grab Lounge » dans le parking, et le surge pricing aux heures de pointe peut annuler les économies.

Hall d'arrivée de l'aéroport international Ngurah Rai à Bali
Le hall des arrivées de l’aéroport Ngurah Rai : prépare ton e-VOA en avance pour éviter les longues files d’attente

Se déplacer à Bali

Location de scooter

Un scooter coûte 70 000-100 000 IDR par jour (4-6 EUR) et c’est le moyen le plus rapide de se déplacer à Bali. Un trajet de 45 minutes en voiture prend 10 minutes en scooter, surtout dans les couloirs embouteillés de Canggu et du centre d’Ubud.

Il y a un hic, et c’est sérieux. Il te faut deux documents : un permis moto (le permis A ou A2 français suffit) et un Permis de Conduire International (PCI) avec mention moto. Fais ta demande de PCI en ligne sur le site de l’ANTS ou en préfecture avant de partir, c’est gratuit et ça prend quelques semaines. On ne peut pas en obtenir un légitime à Bali, malgré ce que certains commerces prétendent. Sans PCI et permis moto valides, ton assurance voyage annulera presque certainement toute demande d’indemnisation en cas d’accident. Les frais médicaux pour un accident de moto grave se chiffrent en milliers d’euros. C’est la catastrophe financière la plus courante chez les touristes à Bali.

N’apprends pas à conduire un scooter à Bali. Les discussions Reddit sur le sujet regorgent d’histoires douloureuses, et le consensus est unanime. La circulation est chaotique, les routes ont du sable, des nids-de-poule et des chiens errants. Les « tatouages de Bali » (brûlures de pot d’échappement sur le mollet, éraflures sur les avant-bras) marquent un certain type de touriste. Si tu n’as jamais conduit de moto, prends des leçons chez toi des mois avant ton voyage, ou fais une croix sur le scooter. Si tu conduis, les loueurs fiables incluent Bikago (assurance incluse, réservation en ligne, plus cher), Bali Bike House et Varuna dans la région d’Ubud. Vérifie que la location inclut un support de téléphone et un casque propre.

Grab et Gojek

Installe les deux applications avant de partir. Les prix fluctuent entre les deux, alors compare à chaque fois que tu as besoin d’un trajet. Grab est plus adapté aux étrangers pour associer des cartes bancaires internationales. Gojek est souvent moins cher pour les moto-taxis (GoRide) et la livraison de repas (GoFood).

GoRide et GrabBike sont l’option économique : tu t’assois à l’arrière d’une moto et le chauffeur se faufile dans le trafic. Tu profites de la rapidité du scooter sans le risque de conduire toi-même. Une course minimum coûte environ 20 000 IDR (1,20 EUR), plus aux heures de pointe.

Il y a une complication. À Canggu, dans le centre d’Ubud, dans la zone du temple d’Uluwatu et aux arrivées de l’aéroport, des groupes de transport locaux (parfois appelés la « mafia des taxis ») interdisent les prises en charge Grab et Gojek. Les chauffeurs qui entrent dans ces zones risquent la confrontation. La parade est simple : marche 200-300 mètres en t’éloignant du centre touristique et commande ta course de là. Le chauffeur peut te demander de t’asseoir à l’avant pour avoir l’air moins d’un passager de VTC. MyBluebird, l’appli officielle des taxis Bluebird, fonctionne dans la plupart de ces zones restreintes car les groupes locaux respectent généralement les taxis traditionnels.

Chauffeurs privés

Un chauffeur privé avec voiture et essence coûte 600 000-800 000 IDR (35-50 EUR) pour une journée complète de 10 heures. C’est l’option confortable et sans stress pour les visites de temples et les excursions. Les trajets plus longs comme Ubud-Lovina aller-retour peuvent atteindre 1 million d’IDR (60 EUR).

Un point à surveiller : les chauffeurs qui facturent moins de 500 000 IDR complètent souvent leurs revenus en t’orientant vers des pièges à touristes basés sur la commission (plantations de café, ateliers d’argenterie, « galeries d’art traditionnelles »). Tu finis par passer plus de temps dans des boutiques qu’aux endroits que tu voulais vraiment voir. Payer 700 000+ IDR pour un chauffeur qui t’emmène où tu le demandes sans détours est de l’argent bien dépensé. Réserve via Klook pour des chauffeurs vérifiés avec des prix fixes et un service client. Offre le déjeuner à ton chauffeur ou donne-lui 50 000 IDR pour son repas ; laisse un pourboire à la fin si le service était bon.

Peut-on se déplacer sans scooter ?

Oui, mais ça demande de la patience et le bon camp de base. Sanur a une promenade piétonne le long de la plage et des rues plates. Le centre d’Ubud se parcourt à pied pour les restaurants et les boutiques. Les deux fonctionnent très bien sans aucun véhicule. Canggu et Seminyak sont gérables avec une combinaison de Grab en voiture et de moto-taxis GoRide, mais tu poireauteras dans les embouteillages. Uluwatu nécessite un véhicule quel qu’il soit.

Moto-taxi Grab dans une rue de Bali
Les moto-taxis Grab et Gojek : rapides, économiques et pratiques pour éviter les embouteillages

Argent : distributeurs, change et pourboires

Le cash reste roi

Beaucoup de warungs locaux, étals de marché et petites boutiques n’acceptent pas les cartes. Aie toujours des roupies indonésiennes sur toi. Les billets sont en grosses coupures (les billets de 50 000 et 100 000 IDR sont courants), et la quantité de zéros demande quelques jours d’adaptation.

Distributeurs automatiques

Utilise les distributeurs situés à l’intérieur des agences bancaires (BCA, BNI, Mandiri). Évite les distributeurs isolés dans la rue, surtout ceux fixés sur des murs au hasard dans les zones touristiques. Les skimmers de carte sont un problème connu : avant d’insérer ta carte, secoue le lecteur. Si ça semble lâche ou volumineux, passe ton chemin. Retire des montants plus importants moins souvent pour minimiser les frais qui s’accumulent à chaque transaction. Pense à prévenir ta banque de ton voyage pour éviter un blocage de carte, et emporte une deuxième carte bancaire en secours.

Bureaux de change : le plus gros piège à touristes de Bali

Ce sujet mérite sa propre section, car l’arnaque au change est l’escroquerie la plus rodée de Bali. Les bureaux de change vitrés qui bordent les rues de Kuta, Legian et Seminyak affichent des taux de change qui semblent incroyables. Et pour cause : ces taux sont littéralement meilleurs que le cours du marché, ce qui est ton premier signal d’alarme. Un commerce légitime ne peut pas vendre des devises en dessous de son prix d’achat.

Le mécanisme fonctionne ainsi : l’employé compte tes roupies lentement, billet par billet, dans une démonstration transparente d’honnêteté. Puis vient le tour. En empilant les billets, il les tapote ou les presse contre le comptoir, glissant des billets dans une fente ou un tiroir caché. Ou bien il plie la liasse dans une enveloppe, escamotant plusieurs billets au passage. Parfois une deuxième personne s’approche et te pose une question, créant une distraction d’une fraction de seconde. Tu repars avec 20 à 30 % d’argent en moins que ce que tu avais compté.

La règle d’or : tu dois être la dernière personne à toucher l’argent avant qu’il aille dans ta poche. Si l’employé retouche la liasse après que tu l’as comptée, l’affaire est annulée. Pars. Mieux encore, évite complètement les bureaux de change et utilise les distributeurs bancaires. Si tu dois absolument changer du liquide, utilise uniquement des « bureaux de change agréés » qui affichent le macaron vert « PVA Berizin » et opèrent dans un vrai bâtiment, pas dans une cabine vitrée sur le trottoir.

Pourboires

Le pourboire n’est pas obligatoire à Bali, mais il est apprécié. La plupart des restaurants dans les zones touristiques ajoutent des frais de service à l’addition. Dans les warungs, laisser la petite monnaie (quelques milliers de roupies) est un geste sympathique. Pour les chauffeurs, 50 000-100 000 IDR (3-6 EUR) à la fin d’une journée complète est la norme. Pour les masseurs, 20 000-50 000 IDR en plus du prix de la séance est courant.

Billets de roupie indonésienne et calculatrice
Familiarise-toi avec les coupures de roupies et garde toujours du cash sur toi

Santé et sécurité

Assurance voyage

Souscris une assurance voyage avant de prendre l’avion. C’est non négociable. La Carte Européenne d’Assurance Maladie (CEAM) ne couvre rien en Indonésie, il te faut impérativement une assurance privée. Des assureurs comme Chapka, ACS ou Allianz Travel proposent des formules adaptées aux séjours en Asie. Le point à vérifier absolument : ta police couvre-t-elle les accidents de moto, et sous quelles conditions ? La plupart des contrats exigent un permis moto valide et un Permis de Conduire International. Si tu as un accident sans ces documents, ton assureur refusera la prise en charge, et tu paieras de ta poche des frais d’hôpital qui peuvent facilement atteindre 5 000-10 000 EUR ou plus pour des fractures nécessitant une opération.

Tourista balinaise

La « Bali belly » (tourista) touche un nombre significatif de visiteurs, généralement dans les premiers jours. Les conseils habituels s’appliquent : boire de l’eau en bouteille, éviter les glaçons dans les petits stands de bord de route (les glaçons dans les restaurants et les warungs établis sont généralement sûrs car ils proviennent d’usines), manger dans des warungs fréquentés avec un fort roulement (nourriture fraîche = moins de risques), et se laver les mains fréquemment. Si ça t’arrive quand même, reste hydraté avec des sels de réhydratation orale (disponibles dans n’importe quelle pharmacie de Bali pour quelques centimes) et attends que ça passe. La plupart des cas se résolvent en 24 à 48 heures.

Vaccinations

Consulte un centre de vaccination internationale ou ton médecin traitant 4 à 6 semaines avant le départ. Les vaccins contre l’hépatite A et la typhoïde sont couramment recommandés pour Bali. Le vaccin contre la rage mérite d’être envisagé vu le nombre de chiens errants sur l’île. Si un chien non vacciné te mord et que tu n’as pas été pré-vacciné contre la rage, tu as besoin d’un traitement post-exposition immédiatement, ce qui implique de trouver un hôpital rapidement. En France, les centres de vaccination internationale des hôpitaux (CHU) gèrent ce type de vaccination.

Chiens errants

Bali a une importante population de chiens errants, surtout dans les zones rurales et autour des temples. La plupart sont dociles en journée mais peuvent être territoriaux la nuit. Ne touche pas, ne nourris pas et n’approche pas les chiens errants. Si tu es en scooter et qu’un chien te fonce dessus, ne fais pas d’embardée (c’est comme ça que beaucoup de touristes se crashent). Maintiens ta vitesse et ta trajectoire ; le chien s’arrêtera généralement. Si tu es mordu, nettoie la plaie immédiatement au savon et à l’eau pendant au moins 15 minutes et rends-toi à l’hôpital pour un traitement antirabique post-exposition.

Arnaques à éviter

Bali est une destination sûre selon tout critère raisonnable, mais elle possède un écosystème bien rodé d’arnaques ciblant les touristes. Aucune de ces arnaques ne te mettra en danger physique. Elles videront en revanche ton portefeuille si tu n’es pas au courant.

Tour de passe-passe au bureau de change

Traité dans la section argent ci-dessus. Les bureaux de change vitrés avec des taux qui battent le cours du marché te volent. Utilise plutôt les distributeurs bancaires.

Taxis au « compteur en panne » et faux taxis Bluebird

Les chauffeurs prétendent que leur compteur est en panne et proposent un forfait, généralement 3 à 5 fois le prix au compteur. La compagnie légitime à repérer est Bluebird : leurs voitures ont un logo d’oiseau, des chauffeurs en uniforme et des compteurs fonctionnels. De faux taxis Bluebird existent, avec des peintures similaires et des logos qui diffèrent dans les petits détails. Utilise l’appli MyBluebird pour garantir que tu montes dans un vrai, ou reste sur Grab et Gojek où le prix est verrouillé avant de monter.

Arnaque au « guide obligatoire » dans les temples

Au temple de Besakih (le plus grand et le plus important de Bali), des rabatteurs agressifs près de l’entrée insisteront sur le fait qu’on ne peut pas entrer sans engager un guide. C’est faux. Passe devant eux, achète ton billet au guichet officiel et entre par toi-même. Le même scénario se reproduit dans des temples plus petits, mais avec moins d’insistance. Le guichet officiel est toujours l’autorité sur ce qui est requis.

Lempuyang « Gates of Heaven »

La célèbre photo avec les portes du temple encadrant le mont Agung implique 2 à 3 heures de queue pour ce qui revient à une photo de 2 secondes. Le « reflet » dans l’eau qui rend la photo si parfaite sur Instagram est en fait un miroir tenu sous l’appareil photo par le photographe. Sache-le avant d’y aller pour décider si le temps d’attente en vaut la peine.

« Péages » dans les rizières et « donations » aux temples

Certains chemins à travers les rizières ont des péages improvisés où quelqu’un demande une « donation » pour marcher sur ce qui est en fait un chemin public. Dans certains temples, des rabatteurs à l’extérieur (pas le guichet officiel) te presseront de faire une « donation » en échange d’un sarong ou d’une bénédiction. Le droit d’entrée officiel est ce que tu paies au comptoir officiel. Tout le reste est optionnel, peu importe l’insistance de la personne qui demande.

Restaurants panoramiques de Kintamani

Les chauffeurs de circuits adorent emmener les touristes dans les restaurants-buffets surplombant le mont Batur à Kintamani. La nourriture est chère et médiocre (plats de buffet froids qui traînent sous des lampes chauffantes depuis des heures). La vue, en revanche, est bien réelle. Pour le même panorama volcanique avec une meilleure cuisine et des prix plus bas, va plutôt dans un des petits cafés le long de la route de crête de Kintamani. Ton chauffeur ne touche aucune commission sur ceux-là, c’est pourquoi il ne les suggère jamais.

Contrôles de police

Celui-ci surprend beaucoup de touristes. La police installe des contrôles (appelés « operasi ») sur les routes principales de Kuta, Seminyak, Canggu et le long de Sunset Road, arrêtant chaque étranger en scooter. Si tes documents sont en règle (permis valide, PCI, casque sur la tête, t-shirt porté), ils te font généralement signe de passer sans un mot.

S’il manque quelque chose, l’agent mentionnera une « amende ». La vraie amende implique un bordereau bleu et une date d’audience. Si l’agent suggère de régler ça sur place avec un paiement en espèces, c’est un pot-de-vin. Le montant typique est de 50 000-200 000 IDR (3-12 EUR) si tu négocies calmement, mais peut monter jusqu’à 500 000-1 000 000 IDR si tu as l’air paniqué ou aisé. Une stratégie que beaucoup de voyageurs utilisent : avoir un portefeuille séparé avec seulement 50 000-100 000 IDR dedans, et montrer à l’agent que c’est tout ce que tu as. Ce n’est pas une recommandation de payer des pots-de-vin, mais une description de ce qui se passe réellement sur le terrain.

Touriste portant un sarong pour visiter un temple balinais
Le sarong est obligatoire pour entrer dans les temples balinais : apporte le tien pour plus de confort

Connectivité : cartes SIM et WiFi

Cartes SIM physiques

Telkomsel offre la meilleure couverture à travers Bali, y compris à Nusa Penida et aux îles Gili où les autres opérateurs décrochent. On peut acheter une carte SIM à l’aéroport à l’arrivée (données immédiates, mais environ le double du prix) ou dans n’importe quelle petite boutique de téléphonie en ville (moitié prix, mais le vendeur a besoin de ton passeport pour l’enregistrement). Attends le SMS de confirmation avant de quitter la boutique pour t’assurer que la SIM est correctement activée. Note que le roaming de ton forfait français (Free, SFR, Orange, Bouygues) coûte cher en Indonésie et la plupart des forfaits n’incluent pas l’Asie du Sud-Est. Une SIM locale ou une eSIM revient bien moins cher.

eSIM

Si ton téléphone est compatible eSIM et déverrouillé, Airalo et Nomad sont les deux fournisseurs les plus couramment recommandés. Configure-la avant de prendre l’avion et tu auras des données dès l’atterrissage. Les eSIM coûtent un peu plus cher que les cartes SIM physiques locales, mais la commodité d’éviter le processus d’enregistrement et d’avoir la connectivité dès la première minute vaut le supplément pour la plupart des voyageurs.

WiFi

La qualité du WiFi varie énormément. Les cafés et espaces de coworking à Canggu et Ubud ont généralement des connexions fiables et rapides (c’est un hub de nomades numériques pour une bonne raison). Les hébergements bon marché et les maisons d’hôtes en zone rurale peuvent avoir un WiFi lent ou intermittent. Si tu travailles à distance, ne compte pas sur le WiFi de ton hébergement comme seule option ; une carte SIM locale ou une eSIM avec un bon forfait data est ton plan B.

Quoi mettre dans ta valise

Visites de temples

Chaque temple à Bali exige que les visiteurs couvrent leurs genoux et leurs épaules. Il te faut un sarong (ou au moins une longue écharpe qui fait office de sarong). Beaucoup de temples prêtent des sarongs à l’entrée, mais ils sont souvent humides du visiteur précédent. Apporter le tien est plus hygiénique et te permet d’éviter une file d’attente de plus. Un sarong long et léger se plie jusqu’à presque rien dans ton sac.

Équipement saison des pluies

Si tu visites entre novembre et mars (la saison humide), emporte un poncho de pluie compact ou une veste imperméable. La pluie à Bali se présente sous forme d’averses intenses l’après-midi qui durent 1 à 2 heures puis se dissipent. Un poncho ne coûte presque rien, ne pèse rien et te sauvera d’une douche en scooter ou en marchant entre les temples. Les coques étanches pour téléphone ou les sacs ziplock pour l’électronique valent aussi le peu de place qu’ils occupent.

Autres indispensables

Crème solaire respectueuse des récifs (SPF 50), gourde réutilisable (les stations de recharge sont courantes dans les zones touristiques), répulsif anti-moustiques avec DEET, et une petite trousse de premiers secours avec de l’antiseptique pour les petites égratignures. Tongs pour tous les jours, mais aussi une paire de chaussures fermées ou de sandales aquatiques avec une bonne adhérence pour les escaliers des temples et les chemins glissants dans les rizières. Une lampe frontale ou une lampe de poche pour les visites de temples au petit matin et les coupures de courant en zone rurale.

Meilleure période pour visiter : mois par mois

Bali a deux saisons : sèche (avril à octobre) et humide (novembre à mars). La distinction compte, mais aucune des deux saisons n’est rédhibitoire.

Saison sèche (avril à octobre)

Avril et mai sont le moment idéal. Les pluies ont cessé, la fréquentation touristique est encore modérée et les prix n’ont pas encore atteint les niveaux de haute saison. De juin à août, c’est la haute saison : le temps est au mieux (ensoleillé, faible humidité, soirées fraîches à Ubud), mais les foules et les prix montent en flèche. Les tarifs hôteliers à Seminyak et Uluwatu grimpent de 30 à 50 % au-dessus des prix d’intersaison. Septembre et octobre sont similaires à avril et mai : temps excellent, foules qui s’amenuisent, prix plus bas.

Saison humide (novembre à mars)

Novembre commence doucement avec des averses occasionnelles. Décembre apporte des pluies plus fortes mais aussi le rush des fêtes de Noël et du Nouvel An, ce qui veut dire des prix de haute saison malgré la météo. Janvier et février sont les mois les plus pluvieux : attends-toi à des averses quotidiennes l’après-midi, une humidité plus élevée et quelques perturbations des activités de plein air. Cela dit, les matinées sont souvent dégagées et la pluie dure rarement toute la journée. Mars commence à s’assécher. Le grand avantage de voyager en saison humide est le prix : les tarifs d’hébergement chutent de 30 à 50 % partout, et tu partageras les temples et les rizières en terrasses avec bien moins de monde.

Le festival de Nyepi (Nouvel An balinais, généralement en mars) met toute l’île à l’arrêt pendant 24 heures : pas de vols, pas de circulation, pas d’électricité, interdiction de quitter ton hôtel. C’est une expérience à part si tu t’y prépares, mais si ça tombe au milieu de ton voyage, assure-toi d’avoir de la nourriture et de quoi t’occuper dans ton hébergement car rien d’autre ne sera ouvert.

Saison sèche et saison des pluies à Bali
Avril-mai et septembre-octobre offrent le meilleur compromis entre météo et affluence

Manger avec un petit budget

Bien manger pour presque rien est l’un des vrais plaisirs de Bali. Un nasi goreng ou un mie goreng dans un warung coûte 1-1,50 EUR et est souvent meilleur que la version à 7 EUR dans un café pour occidentaux. La clé est de trouver des warungs avec un fort roulement, ce qui veut dire des ingrédients frais et de la nourriture qui n’a pas traîné. Cherche les endroits bondés de locaux à l’heure du déjeuner. Si le menu est uniquement en bahasa indonesia et que les chaises en plastique sont dépareillées, tu as trouvé le bon endroit.

Pour en savoir plus sur où et comment manger à Bali sans se ruiner, consulte notre <a href="notre guide complet des meilleurs restaurants et warungs de Bali« >guide de la meilleure cuisine de Bali à petit budget.

Où poser ses valises

Le choix de ta zone de base façonne l’ensemble de ton voyage. Canggu est le hub des nomades numériques et des surfeurs avec les prix les plus élevés. Ubud est dans les terres, entouré de rizières en terrasses, et mieux adapté à la culture et aux temples. Seminyak est un cran au-dessus de Canggu en raffinement et en prix, avec de meilleurs restaurants. Sanur est calme, accessible à pied et populaire auprès des familles et des voyageurs plus âgés. Uluwatu a les vues sur les falaises et les beach clubs mais nécessite un scooter ou un chauffeur pour aller où que ce soit.

Chaque quartier mérite sa propre analyse, et on en a rédigé une : consulte notre <a href="notre guide quartier par quartier pour choisir où loger à Bali« >guide pour choisir où séjourner à Bali pour une comparaison quartier par quartier.

Quoi télécharger avant de partir

Six applications couvriront la plupart de tes besoins. Grab et Gojek pour le transport et la livraison de repas. MyBluebird pour les taxis traditionnels dans les zones où les applis de VTC sont restreintes. Google Maps pour la navigation (télécharge la carte hors ligne de Bali avant ton vol). WhatsApp pour communiquer avec les chauffeurs, hôtels et tour-opérateurs. Et l’appli de ton assurance voyage, pour avoir ton numéro de police et tes contacts d’urgence accessibles sans fouiller dans tes mails.

Si tu compares avec Phuket, nos <a href="nos conseils pour préparer un voyage à Phuket« >conseils pratiques pour planifier un voyage à Phuket couvrent un terrain similaire pour la plus grande île de Thaïlande. Beaucoup des mêmes principes s’appliquent (sécurité en scooter, applis de VTC, vigilance face aux arnaques), bien que les détails diffèrent.

Bateaux rapides vers les îles

Nusa Penida, Nusa Lembongan et les îles Gili sont des ajouts courants en excursion à la journée ou sur plusieurs jours à un voyage à Bali. Les bateaux partent soit de Padang Bai (traversée plus courte, environ 1h30) soit de Sanur (traversée plus longue, 3h+, mais plus proche des hôtels du sud de Bali).

Des opérateurs comme Blue Water Express et Eka Jaya facturent 600 000-700 000 IDR (35-42 EUR) par traversée. Les stands près des ports vendent des billets à environ 250 000 IDR (15 EUR) sur des bateaux sans nom. Les bateaux moins chers sont plus petits, plus vieux et moins bien entretenus. Par mer agitée, la différence entre un opérateur sérieux et un bateau bon marché est une vraie question de sécurité. Prends des comprimés contre le mal de mer 30 minutes avant d’embarquer, quelle que soit la solidité habituelle de ton estomac. La traversée peut être agitée, surtout entre octobre et avril.

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