Danse Kecak au temple d'Uluwatu au coucher du soleil

Que Faire à Bali : 20 Activités et Excursions Incontournables

Bali a tendance à submerger les visiteurs qui débarquent pour la première fois. Entre les circuits de temples, la chasse aux cascades, les cours de surf, les randonnées volcaniques et les cours de cuisine, la plupart des gens essaient de caser deux semaines d’activités en cinq jours et finissent par passer plus de temps dans les embouteillages qu’à réellement faire quoi que ce soit. L’astuce, c’est de savoir ce qui vaut vraiment le coup et ce qui est devenu populaire uniquement parce que ça rend bien sur Instagram.

Ce guide couvre 20 activités et excursions qui valent ton temps, avec des avis honnêtes sur celles qui sont à la hauteur du battage médiatique et celles que tu peux zapper. Si tu es encore en train de planifier ton voyage, consulte notre <a href="notre guide complet pour visiter Bali« >guide complet pour visiter Bali pour la logistique, les itinéraires et le budget.

Temples

Bali compte des milliers de temples hindous, et ton chauffeur se fera un plaisir de t’en faire visiter une douzaine en une seule journée. C’est une erreur. La lassitude des temples s’installe vite, et la plupart des visiteurs trouvent que deux ou trois temples bien choisis laissent une impression bien plus forte que d’en enchaîner sept au pas de charge. Voici ceux qui justifient vraiment le déplacement.

Tanah Lot

Tanah Lot, c’est le temple carte postale : un petit sanctuaire perché sur une formation rocheuse juste au large, en silhouette face au coucher de soleil. La réalité aux heures de pointe est moins poétique. On traverse un corridor dense de stands de souvenirs pour atteindre un point de vue bondé épaule contre épaule de groupes touristiques, tous en train de se bousculer pour le même angle photo. On ne peut pas entrer dans le temple lui-même.

La botte secrète, c’est le timing. Arrive au lever du soleil plutôt qu’au coucher et tu auras l’endroit quasiment pour toi tout seul. À marée basse, on peut marcher jusqu’à la base du rocher ; à marée haute, le temple semble flotter au-dessus des vagues, ce qui donne la photo la plus spectaculaire. Si tu y vas quand même au coucher du soleil, zappe complètement la foule en contrebas. Les cafés en haut de la falaise surplombant le site vendent des Bintang fraîches et offrent la même vue sans la bousculade.

Le temple d’Uluwatu et la danse Kecak du feu

Uluwatu se dresse au bord d’une falaise à environ 70 mètres au-dessus de l’océan, et l’enceinte du temple consiste essentiellement en une courte promenade au sommet de la falaise avec vue vers le sud le long de la côte. On ne peut pas entrer dans le temple intérieur. Ce qui rend Uluwatu immanquable, c’est la danse Kecak du feu, jouée au coucher du soleil dans un amphithéâtre en plein air taillé dans la falaise. Une cinquantaine d’hommes sont assis en cercles concentriques, chantant « cak-cak-cak » tandis que des danseurs rejouent une scène du Ramayana, et le soleil plonge dans l’océan Indien derrière eux. C’est touristique et commercial, et en même temps franchement impressionnant.

Deux mises en garde pratiques. Premièrement, les singes ici sont des voleurs organisés. Ils arrachent les lunettes de soleil de ton visage, les boucles d’oreilles de tes oreilles et le téléphone de ta main, puis un dresseur apparaît pour « sauver » tes affaires moyennant une somme. Retire tout avant d’entrer. Deuxièmement, trouver un transport après le spectacle, c’est le chaos parce que 500 personnes ont toutes besoin d’un trajet à 19h30. Soit tu embauches un chauffeur privé pour la soirée (environ 300 000 IDR pour cinq heures), soit tu prévois de dîner ensuite à Jimbaran Bay, qui est à proximité, et tu attends que la cohue se calme.

Tirta Empul

C’est le temple où les visiteurs peuvent participer à un rituel balinais de purification par l’eau, debout sous une série de becs en pierre alimentés par une source naturelle. Contrairement à la plupart des temples où on observe derrière une corde, ici on entre vraiment dans l’eau et on passe de fontaine en fontaine en suivant une séquence précise. C’est une expérience culturelle et spirituelle authentique, et l’une des rares visites de temple où on se sent participant plutôt que simple spectateur.

Arrive avant 10h. Après ça, les bassins se remplissent d’influenceurs qui mettent en scène des séances photo élaborées et l’atmosphère contemplative disparaît. Le sarong est obligatoire (on peut en louer un à l’entrée). N’avale surtout pas l’eau : la tourista à cause de l’eau de source du temple est une erreur de voyageur bien documentée. Pour une alternative plus calme avec le même rituel, essaie Sebatu ou Tirta Sudamala, deux temples plus petits avec beaucoup moins de visiteurs.

Purification rituelle au temple Tirta Empul à Bali
Le rituel de purification à Tirta Empul est l’une des rares expériences de temple où l’on participe activement

Besakih (le temple mère)

Besakih est le temple hindou le plus important de Bali, un complexe de 23 temples distincts qui escaladent les pentes du mont Agung. L’échelle est sans égale sur l’île. Par temps clair, les sanctuaires en terrasses guident le regard jusqu’au sommet du volcan. Le trajet prend environ 90 minutes depuis Ubud et le complexe est suffisamment vaste pour que la foule s’éclaircisse à mesure qu’on s’enfonce à l’intérieur. Si tu n’as le temps que pour un seul temple en dehors d’Ubud, c’est un excellent choix.

Temples à connaître

Gunung Kawi est un ensemble d’anciens sanctuaires taillés dans la roche, accessibles en descendant environ 300 marches à travers une vallée fluviale. L’atmosphère est bien plus contemplative que dans n’importe lequel des grands temples célèbres, et la remontée à travers les rizières fait la moitié du charme. Pura Kehen à Bangli n’attire quasiment aucun touriste mais possède des sculptures sur pierre élaborées et un immense banian qui pousse à travers l’entrée. Taman Ayun à Mengwi a de grands bassins réfléchissants et des jardins soignés, et convient bien comme arrêt rapide si on passe déjà dans le coin. Et le temple Saraswati au centre d’Ubud est gratuit et possède un bassin de lotus qui est le plus beau dans la lumière du matin.

Un temple à éviter : Lempuyang, aussi connu comme les « Portes du Paradis ». La fameuse photo avec le reflet miroir est truquée à l’aide d’un écran de téléphone placé sous l’appareil photo, et la file d’attente pour la prendre peut dépasser les deux heures. Le temple en lui-même est correct mais ne justifie ni le trajet ni l’attente.

Rizières en terrasses

Tegallalang

Tegallalang, c’est la rizière en terrasses qui apparaît dans chaque vidéo de voyage à Bali : des marches d’un vert éclatant qui descendent en cascade dans une vallée fluviale à environ 20 minutes au nord d’Ubud. C’est franchement magnifique, mais l’expérience au niveau du sol est devenue pénible. Des vendeurs bordent chaque sentier, des demandes de « donation » surgissent à chaque tournant, et dès le milieu de la matinée les chemins étroits sont engorgés par les excursionnistes venus en bus.

Vas-y au lever du soleil, vers 6h, et tu profites des terrasses dans une douce lumière dorée avec quasiment personne autour. La chaleur est aussi supportable à cette heure-là, ce qui compte parce que la balade implique des marches raides et irrégulières sans ombre. Porte de vraies chaussures, pas des sandales.

Promenade dans les rizières de Tegallalang à Ubud
Les rizières de Tegallalang au lever du soleil, avant l’arrivée des foules

Jatiluwih

Si Tegallalang est la version Instagram, Jatiluwih est ce que les gens imaginent vraiment quand ils pensent aux rizières balinaises. Classées au patrimoine mondial de l’UNESCO et étendues sur 600 hectares, les terrasses s’étirent dans toutes les directions avec beaucoup moins de touristes et zéro tracas de vendeurs. Le paysage est plus vaste et on peut marcher plus d’une heure le long des sentiers entre les rizières sans croiser un autre groupe. C’est à environ 90 minutes d’Ubud, donc la plupart des visiteurs combinent la visite avec un arrêt à Bedugul ou l’une des cascades du nord.

La vallée de Sidemen

Sidemen est régulièrement décrite comme « ce qu’était Ubud il y a 20 ans », et d’après tout ce que les voyageurs rapportent, ça semble exact. La vallée se trouve à l’ombre du mont Agung, avec des rizières en terrasses, des ateliers de tissage et des maisons d’hôtes en bambou qui coûtent une fraction des prix d’Ubud. On peut se promener dans les champs sans que personne essaie de te vendre quoi que ce soit. Pour une version plus calme et moins commercialisée de l’expérience des rizières en terrasses, Sidemen est la meilleure option actuellement disponible sur l’île.

Activités nautiques

Surf

La réputation de Bali pour le surf est méritée, mais les vagues varient énormément selon le spot et la plupart des débutants finissent sur la mauvaise plage. Canggu est l’endroit idéal pour apprendre. Batu Bolong et Old Man’s Beach ont des fonds sablonneux, des vagues de mousse indulgentes et des dizaines d’écoles de surf en concurrence, ce qui maintient les prix des cours raisonnables (environ 350 000-500 000 IDR pour une session de groupe de deux heures). La location de planche sans cours coûte environ 50 000-100 000 IDR de l’heure. L’ambiance est sociale et accueillante pour les débutants, avec des warungs et des smoothie bowls qui attendent sur le rivage entre les sessions.

Uluwatu est là où vont les surfeurs expérimentés, et les vagues y cassent sur un récif de corail tranchant. Les courants sont forts, les points d’entrée nécessitent de sauter depuis des rochers, et les visites aux urgences pour des coupures de récif sont fréquentes. Ne surfe pas à Uluwatu à moins d’être confiant sur une planche. « Baby Padang » dans la zone d’Uluwatu est recommandé comme exception pour les débutants, mais il devient dangereusement surpeuplé les jours de belle houle. Une stratégie raisonnable : passe ta première semaine à apprendre à Canggu, puis fais une excursion d’une journée à Uluwatu pour regarder les pros depuis les warungs en haut de la falaise. La vue seule en vaut le détour.

Plongée

Pour apprendre à plonger ou obtenir ta certification, dirige-toi vers Amed ou Tulamben sur la côte nord-est. L’eau est calme, il y a peu de courant, et on peut entrer directement dans l’océan depuis la plage. L’attraction principale à Tulamben est l’USAT Liberty, un cargo américain torpillé par un sous-marin japonais en 1942 et reposant aujourd’hui par environ 30 mètres de fond à seulement 25 mètres du rivage. L’épave est couverte de corail et de poissons, et les sections peu profondes sont accessibles même aux snorkeleurs. Les conditions tranquilles en font l’un des meilleurs endroits d’Asie du Sud-Est pour passer sa certification PADI Open Water (généralement trois jours, environ 300-350 euros).

Nusa Penida est la destination des plongeurs expérimentés pour les raies manta et les énormes et bizarres mola mola (poissons-lunes). La plongée y est spectaculaire mais les courants peuvent être brutaux. Plusieurs opérateurs de plongée décrivent l’endroit comme une « machine à laver » les mauvais jours. Ne plonge pas à Penida en tant que débutant fraîchement certifié. L’approche intelligente : passe ta certification à Amed en trois jours, puis prends le bateau rapide vers Penida pour des plongées loisir une fois que tu as quelques plongées à ton actif.

Plongée avec raie manta à Nusa Penida
Nusa Penida est l’un des meilleurs spots au monde pour plonger avec les raies manta

Snorkeling

Pas besoin d’être plongeur pour voir de la vie marine à Bali. L’épave de l’USAT Liberty à Tulamben est accessible depuis la surface, avec des sections recouvertes de corail qui commencent à seulement trois mètres de profondeur. Manta Point au large de Nusa Penida offre un taux de réussite élevé pour observer les raies manta depuis la surface, bien que l’eau puisse être agitée et le trajet en bateau rude. Amed a une eau calme et limpide pour du snorkeling facile sur le récif directement depuis la plage.

Rafting en eaux vives

Deux rivières proposent du rafting près d’Ubud, et le choix dépend entièrement de ce que tu recherches. La rivière Ayung est l’option plus douce : des rapides de classe II-III à travers une gorge de jungle profonde avec des visages sculptés dans la paroi du canyon, une végétation surplombante et de petites cascades qui ruissellent le long des parois. C’est pittoresque et adapté aux familles, aux enfants de plus de sept ans et à quiconque veut profiter du paysage plutôt que de s’accrocher pour sa vie. La rivière Telaga Waja, plus à l’est près de Karangasem, a de plus grosses chutes, un courant plus rapide, des sections de classe III-IV plus engagées et un parcours plus exigeant physiquement qui te laisse complètement épuisé et le sourire aux lèvres. Les deux sorties durent environ deux heures sur l’eau et incluent le déjeuner.

La plupart des hôtels peuvent te réserver du rafting, mais la marge est élevée. Réserve directement auprès des opérateurs en ligne et tu paieras environ la moitié du prix annoncé par l’hôtel. Compte entre 250 000 et 450 000 IDR selon la rivière et l’opérateur.

Rafting sur la rivière Ayung près d'Ubud
La rivière Ayung offre un parcours de rafting à travers une gorge de jungle spectaculaire

Trekking en montagne

Randonnée au lever du soleil sur le mont Batur

La randonnée au lever du soleil sur le mont Batur est probablement l’excursion la plus populaire de tout Bali, et cette popularité est à la fois son plus grand atout et son plus gros problème. Par un matin dégagé, on atteint le sommet juste au moment où le soleil se lève au-dessus du mont Agung et du lac de la caldeira en contrebas, avec une vue qui s’étend jusqu’au mont Rinjani sur Lombok. Ces matins-là, le panorama est un 10 sur 10 tout à fait légitime.

L’expérience pour y arriver se rapproche plutôt d’un 4. Ton chauffeur te récupère vers 2h du matin. Tu arrives au point de départ vers 3h30 et tu rejoins une file de centaines de randonneurs montant en file indienne, chacun avec une lampe frontale, formant une chaîne visible de lumières qui serpente sur la montagne. Le sentier en lui-même n’est pas techniquement difficile (une condition physique moyenne suffit) mais le gravier volcanique est meuble et le départ avant l’aube signifie qu’on le fait sans avoir dormi. Un guide local est de fait obligatoire : l’association de trekking contrôle l’accès aux départs de sentier et les randonneurs qui tentent de partir sans guide rapportent des confrontations agressives. Les guides coûtent 25-35 USD par personne pour les treks en groupe.

L’amélioration clé que les voyageurs expérimentés recommandent : réserve un guide privé plutôt qu’un tour en groupe. Les guides privés partiront plus tôt, te laisseront définir ton propre rythme et te placeront à l’écart de la foule principale au sommet. La différence de coût est modeste (50-70 USD pour un guide privé contre 25-35 en groupe) et l’expérience s’améliore considérablement.

Randonnée lever de soleil au Mont Batur à Bali
Le lever du soleil depuis le sommet du Mont Batur, avec vue sur le lac et le Mont Agung

Mont Agung

Si le Batur te semble trop facile ou trop bondé, le mont Agung est l’alternative sérieuse. À 3 031 mètres, c’est le plus haut sommet de Bali et un volcan actif dont la dernière éruption date de 2017-2019. La randonnée prend 5 à 7 heures de montée selon l’itinéraire et le niveau de forme physique, exige une bonne condition physique et débute encore plus tôt que le Batur (vers 23h la veille pour un sommet au lever du soleil). Il y a deux itinéraires principaux : depuis le temple Pasar Agung côté sud, qui est plus court mais plus raide, et depuis le temple Besakih côté nord, qui est plus long mais offre le véritable sommet. Les vues au sommet, quand les nuages coopèrent, embrassent l’île entière et les volcans voisins de Lombok. C’est un vrai trek de montagne, pas une excursion touristique, et tu ne devrais tenter l’ascension que si tu as de l’expérience avec des randonnées de plusieurs heures en altitude. Un guide est obligatoire et coûte environ 60-80 USD.

Expériences culturelles

Cours de cuisine balinaise

Un cours de cuisine est l’une des activités les mieux notées de façon constante à Bali, et on comprend facilement pourquoi. Le format typique : on visite un marché local le matin pour acheter les ingrédients avec l’instructeur, en apprenant à identifier les épices et les produits qui constituent la base de la cuisine balinaise. Ensuite on passe quatre à cinq heures dans une cour familiale ou une cuisine en plein air à apprendre à préparer six ou sept plats traditionnels : satay sauce cacahuète, lawar (une salade de légumes et noix de coco), bebek betutu (canard cuit lentement enveloppé dans une feuille de bananier), nasi goreng et différents sambals pilés à la main dans un mortier en pierre. Puis on mange tout ce qu’on a préparé. La plupart des cours coûtent 20-35 euros par personne et incluent la visite du marché, tous les ingrédients et les recettes à emporter. Ubud a la plus grande concentration de cours, bien que de bonnes options existent aussi à Seminyak et Sanur.

Ce qui fait la réussite de ces cours de cuisine, c’est qu’ils sont vraiment interactifs et en petit groupe, généralement limités à 8-12 participants. On hache de la citronnelle, on broie la pâte d’épices au pilon, on apprend la différence entre base genep et base gede (les deux pâtes d’épices fondamentales), on travaille sur des flammes ouvertes et on mange avec la famille qui nous a enseigné. C’est l’une des rares activités touristiques à Bali où on repart avec le sentiment d’avoir appris quelque chose plutôt que d’avoir simplement observé quelque chose.

Atelier de bijoux en argent à Celuk

Le village de Celuk, à environ 20 minutes au sud d’Ubud, est un centre d’orfèvrerie argent et or depuis des générations. Plusieurs ateliers proposent des cours d’une demi-journée où on conçoit et martèle sa propre bague ou pendentif en argent sous la direction d’un artisan local. Les prix tournent autour de 300 000-500 000 IDR selon la complexité et le poids de l’argent. C’est une activité pratique avec un souvenir tangible à la fin, et les ateliers sont suffisamment petits (généralement 2-6 personnes) pour bénéficier d’une vraie instruction individuelle.

Fabrication de batik

Les ateliers de batik, principalement concentrés autour d’Ubud, enseignent la technique de teinture à la cire utilisée à travers l’Indonésie. Une session typique dure deux à trois heures : on dessine un motif sur le tissu, on applique de la cire chaude sur les zones qu’on veut garder non teintes, puis on trempe le tissu dans des teintures naturelles. On repart avec sa création. Le processus est plus méditatif qu’excitant, ce qui en fait un bon contrepoint aux activités plus énergiques de cette liste.

Expériences culturelles moins évidentes

Si tu loges dans un homestay ou une petite maison d’hôtes, demande à ton hôte si tu peux te joindre à lui pour confectionner des canang sari, ces petits paniers d’offrandes en feuilles de palmier tressées que les hindous balinais déposent devant les portes, les sanctuaires et les carrefours chaque matin. La plupart des hôtes sont ravis de l’enseigner, et c’est une fenêtre tranquille et authentique sur la pratique spirituelle quotidienne qu’aucun tour-opérateur ne propose. Penglipuran Village, une communauté traditionnelle à environ une heure d’Ubud, vaut une courte visite pour son architecture exceptionnellement bien préservée et ses rues bordées de bambous, bien que le village soit devenu quelque peu orienté vers le tourisme.

Excursions à la journée et escapades insulaires

Nusa Penida

Nusa Penida est l’île sauvage visible depuis la côte sud-est de Bali, célèbre pour ses formations de falaises spectaculaires, ses eaux turquoise et le promontoire en forme de T-Rex à Kelingking Beach. C’est devenue l’une des destinations les plus visitées de la région de Bali, et la façon dont on l’aborde fait toute la différence entre une super expérience et une journée pénible.

Le consensus parmi ceux qui y sont allés : ne fais pas Nusa Penida en excursion à la journée depuis Bali. Le bateau rapide prend 30 à 45 minutes dans chaque sens, les routes sur l’île sont désastreuses (profondes ornières, voie unique, virages serrés), et les principaux points de vue sont très espacés. Une excursion à la journée signifie que tu passes 80 pour cent de ton temps en transit et 20 pour cent à te battre avec la foule aux trois mêmes spots que tout le monde visite. Tu arrives à Kelingking vers 10h en même temps que quinze bus de touristes, tu prends une photo en sueur à un point de vue bondé, puis tu remontes dans la voiture.

À la place, reste une à trois nuits sur l’île. Ça te permet de visiter les points de vue du côté ouest (Kelingking, Broken Beach, Angel’s Billabong) avant 9h ou après 16h, quand les excursionnistes d’un jour sont partis. Le côté est (Diamond Beach, Atuh Beach) est généralement moins chaotique et sans doute plus beau. N’essaie pas de couvrir les deux côtés en une seule journée. Embauche un chauffeur plutôt que de louer un scooter : les routes sont réellement dangereuses pour les conducteurs inexpérimentés, avec des pentes raides, du gravier meuble et aucune barrière de sécurité.

Nusa Lembongan

Si Nusa Penida te semble trop contraignante, Nusa Lembongan est l’alternative plus facile et plus tranquille. Plus petite, plus plate et mieux aménagée, avec de bons restaurants, une eau limpide pour le snorkeling le long de la côte nord et un rythme détendu qui ressemble à ce que Bali pouvait être il y a 15 ans. La mangrove sur le côté sud vaut une sortie en kayak, et le Devil’s Tear blowhole sur la côte sud-ouest offre un spectacle impressionnant quand la houle est forte. On peut confortablement explorer toute l’île en scooter en une journée. Lembongan fonctionne aussi comme base pour prendre un court trajet en bateau vers Penida pour du tourisme sans avoir à subir l’hébergement limité et souvent décevant de Penida.

La forêt des singes d’Ubud

Le Sacred Monkey Forest Sanctuary au centre d’Ubud abrite environ 1 200 macaques à longue queue vivant parmi des temples en pierre couverts de mousse et des banians. Les réactions des visiteurs sont très partagées. Certains trouvent l’endroit magique, en se promenant dans une forêt ancienne avec des singes qui se balancent au-dessus de leur tête et escaladent les ruines des temples. D’autres trouvent ça stressant : les singes sont hardis, territoriaux et connus pour mordre les touristes qui les regardent dans les yeux, portent de la nourriture ou des accessoires pendants.

Les règles de base : retire tous les bijoux, lunettes de soleil et chapeaux avant d’entrer. Ne porte pas de nourriture et n’ouvre aucun sac. Ne regarde pas les singes dans les yeux et ne les touche pas. Si un singe te saute dessus, reste immobile et il se désintéressera. L’entrée coûte 80 000 IDR. Si tu suis les règles, c’est une agréable balade de 45 minutes, mais ce n’est pas pour tout le monde.

Cascades

Bali a des dizaines de cascades et la plupart des itinéraires de voyage essaient d’en caser trois ou quatre en une journée. C’est excessif. Elles commencent à se confondre après la deuxième, et les randonnées sous l’humidité tropicale sont plus fatigantes qu’elles n’en ont l’air. Choisis-en une ou deux en fonction de ce que tu recherches.

Sekumpul

Si tu ne visites qu’une seule cascade à Bali, que ce soit Sekumpul. C’est la plus spectaculaire de l’île : des chutes jumelles tombant d’environ 80 mètres dans un bassin de jungle, encadrées de végétation tropicale de tous les côtés. Le hic, c’est l’accès. La descente implique plus de 350 marches raides, des traversées de rivière et un sentier de jungle humide qui te laissera trempé de sueur avant même d’atteindre l’eau. La remontée est pire. Prévois 2-3 heures au total et apporte de l’eau.

Une arnaque fréquente : des gens arrêteront ta voiture à des kilomètres du vrai parking, prétendant que la route est fermée ou qu’un guide est obligatoire. Les deux affirmations sont fausses. Continue jusqu’au guichet officiel et au parking. Sekumpul se trouve dans le nord de Bali, donc ça se combine bien avec un hébergement à Munduk ou Lovina plutôt qu’en excursion à la journée depuis Ubud.

Tukad Cepung

Tukad Cepung est une cascade en grotte où, par un matin ensoleillé, la lumière du soleil perce à travers une ouverture dans le plafond rocheux et illumine l’eau qui tombe en faisceaux lumineux. L’effet visuel est unique parmi toutes les cascades de l’île. Le détail crucial : il faut arriver avant 9h pour voir les rayons de lumière. Après ça, l’angle du soleil change et la grotte n’est plus qu’un espace sombre et humide. On ne peut pas vraiment nager ici. Apporte des chaussures d’eau car le lit de la rivière est rocheux et glissant.

Autres cascades à considérer

Banyumala Twin Waterfalls, également dans le nord, est la meilleure option si tu veux réellement te baigner. Le bassin est profond, propre et relativement peu fréquenté. Nungnung et Leke Leke sont de bons choix si tu es basé près d’Ubud et que tu veux quelque chose d’accessible sans conduire jusqu’à la côte nord. Gitgit est facile d’accès mais est devenue assez commercialisée.

Une à éviter : Tegenungan, au sud d’Ubud. C’est la cascade la plus accessible de l’île et, par conséquent, la plus envahie. Le bassin est bondé dès la fin de matinée et l’expérience ressemble plus à un parc aquatique qu’à une excursion nature.

Yoga et bien-être

La scène yoga à Bali se concentre à Ubud et Canggu, et les deux endroits attirent des publics différents. Ubud attire ceux qui cherchent l’immersion : retraites de plusieurs jours, cures de jus, bains sonores et ateliers spirituels. Canggu a un public plus jeune et décontracté, avec des cours à la séance qui s’intègrent entre le surf et les cafés.

Le conseil pratique des résidents longue durée : ne réserve pas de retraite yoga tout compris hors de prix avant d’arriver. À la place, loue une chambre calme à Ubud ou Canggu et achète un pass de cours (cinq à dix séances) dans un studio qui te plaît. Cette approche coûte une fraction du prix de la retraite et te laisse la liberté d’essayer différents professeurs et styles plutôt que de t’enfermer dans un seul programme.

À Ubud, The Yoga Barn est le studio le plus grand et le plus social, avec des dizaines de cours quotidiens dans plusieurs styles. C’est bondé et commercial mais idéal pour rencontrer d’autres voyageurs. Radiantly Alive est une alternative plus petite et plus ciblée avec un enseignement de qualité. À Canggu, The Practice attire les pratiquants sérieux avec son approche traditionnelle, tandis que Serenity Eco Guesthouse combine des cours de yoga abordables avec une ambiance décontractée et sans prétention.

Sorties plage

Le littoral de Bali varie énormément d’une zone à l’autre. Le sable volcanique noir du nord et de l’est ne ressemble en rien aux plages de sable blanc du sud, et les conditions de surf, la sécurité pour la baignade et l’ambiance générale changent tout autant d’un endroit à l’autre. Plutôt que de répéter ce que nous avons déjà couvert, consulte notre <a href="notre guide complet des plus belles plages de Bali et des îles Nusa« >guide des plus belles plages de Bali, qui détaille 15 plages selon ce pour quoi elles sont vraiment adaptées : baignade, surf, snorkeling, cocktails au coucher du soleil ou simplement s’allonger sur le sable sans que personne essaie de te vendre quelque chose.

Informations pratiques pour planifier tes excursions

Transport

Pour toute journée de visites impliquant plusieurs arrêts, engage un chauffeur privé. Une journée complète (8-10 heures) coûte 30-45 euros, et le chauffeur gère la circulation, suggère les meilleurs horaires pour les spots populaires, garde tes affaires pendant que tu randonnes et fait disparaître toute la logistique. Réserve via ton hébergement ou via des applis comme Klook. Pour les courts trajets point à point en ville, utilise Gojek ou Grab (les applis de VTC de Bali). Si tu hèles un taxi dans la rue, utilise uniquement Bluebird (repère le logo de l’oiseau bleu sur la voiture) parce qu’ils utilisent le compteur. Les autres taxis de rue à Bali affichent souvent des prix gonflés.

La location de scooter est bon marché (50 000-75 000 IDR par jour) et tentante, mais la circulation à Bali est réellement dangereuse. Les routes sont étroites, les conducteurs imprévisibles et les infrastructures médicales en dehors de Denpasar sont limitées. Si tu n’as jamais conduit de scooter dans la circulation d’Asie du Sud-Est, Bali n’est pas l’endroit pour apprendre.

Timing et regroupement

La circulation à Bali est pire que ce que n’importe quelle appli de navigation suggère. Un trajet qui affiche 40 minutes sur Google Maps peut facilement prendre 90 minutes aux heures de pointe, en particulier autour de Denpasar, Kuta et aux approches d’Ubud. Le conseil logistique le plus important pour Bali : regroupe tes activités par région. Visite les cascades du nord et Jatiluwih le même jour. Combine Tegallalang, Tirta Empul et Gunung Kawi en une matinée dans la zone d’Ubud. N’essaie pas de visiter un temple dans le nord et une plage dans le sud le même jour. Tu passeras quatre à six heures en voiture et tu arriveras aux deux endroits au pire moment possible.

Quoi porter et emporter

Un sarong est obligatoire dans chaque temple. On peut en acheter un pour 30 000-50 000 IDR ou en louer un dans la plupart des grands temples. Des chaussures fermées confortables sont importantes pour les randonnées volcaniques, les treks vers les cascades et les promenades dans les rizières. Des chaussures de récif ou chaussures aquatiques méritent d’être emportées si tu prévois de faire du snorkeling à Tulamben ou de visiter la cascade Tukad Cepung. De la crème solaire, une gourde réutilisable et un coupe-vent léger couvrent la plupart des situations.

Pour des conseils pratiques plus détaillés sur le budget, la sécurité, la santé, les cartes SIM et des suggestions d’itinéraires jour par jour, consulte nos <a href="notre guide pratique sur le budget, le transport et le visa pour Bali« >conseils pratiques pour visiter Bali.

Et Phuket ?

Si tu hésites entre Bali et d’autres destinations d’Asie du Sud-Est, Phuket offre un mix d’activités différent avec plus d’accent sur le saut d’île en île, les excursions en bateau et l’exploration sous-marine autour de la mer d’Andaman. La culture des temples et le paysage de rizières en terrasses qui définissent Bali n’ont pas d’équivalent à Phuket, mais les îles au large de Phuket et ses sites de plongée sont plus faciles d’accès et moins affectés par la foule. Notre <a href="nos 20 activités incontournables à Phuket« >guide des activités et excursions à Phuket couvre la comparaison en détail.

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