Bali n’est pas un seul endroit. C’est un ensemble de villes et de quartiers séparés par des routes embouteillées, chacun avec sa propre personnalité, sa gamme de prix et son type de clientèle. Choisir le mauvais point de chute peut ruiner un voyage. Tu restes à Kuta alors que tu voulais du calme, et tu passes tes vacances à écouter des Australiens bourrés à 2 heures du matin. Tu réserves un mois à Amed alors que tu avais besoin d’internet rapide, et tu rates tous tes deadlines. Tu choisis Canggu pour une escapade romantique, et tu te retrouves coincé dans les embouteillages de scooters, entouré d’influenceurs qui photographient leur brunch.
Comme on l’explique dans notre <a href="notre guide complet pour visiter Bali« >guide complet pour visiter Bali, l’île récompense les voyageurs qui répartissent leur temps entre deux ou trois zones plutôt que d’essayer de tout voir depuis un seul point de chute. Ce guide décortique les principaux quartiers, ce que chacun donne vraiment sur le terrain, et qui devrait y réserver ou l’éviter.
Ubud : le coeur culturel de l’intérieur
Ubud se trouve à environ une heure au nord de l’aéroport, au milieu de l’île, entouré de jungle, de rizières en terrasses et de temples hindous. C’est le Bali des cartes postales : vallées verdoyantes, brume matinale, singes qui traversent la route, femmes portant des offrandes sur la tête. Le centre-ville est petit et se parcourt à pied, mais les environs s’étirent le long de routes étroites qui serpentent entre villages et ravins.
La scène culturelle ici est authentique. Ubud est un centre artistique depuis les années 1930, quand des peintres européens s’y sont installés et ont collaboré avec des artistes locaux. Aujourd’hui, la ville compte encore des artistes en activité, des spectacles de danse et des temples où les cérémonies ont lieu pour de vraies raisons religieuses, pas pour divertir les touristes. La Monkey Forest, les rizières de Tegalalang, le temple de Tirta Empul et la Campuhan Ridge Walk sont les attractions phares, mais le vrai plaisir d’Ubud, c’est le rythme plus lent.
Le principal compromis, c’est qu’Ubud n’est pas une destination balnéaire. Il y fait plus chaud, plus humide et plus pluvieux que sur la côte. Les moustiques sont plus agressifs. Tout ferme vers 21h ou 22h, donc si tu veux de la vie nocturne, c’est raté. Le centre-ville est congestionné en journée, même si les villages environnants (Penestanan, Nyuh Kuning, Sayan, Kedewatan) restent plus tranquilles.
L’hébergement à Ubud a l’un des meilleurs rapports qualité-prix de l’île. En périphérie, les villas avec piscine privée se trouvent à moins de 90 euros la nuit, un tarif qui coûterait le double ou le triple à Seminyak ou Uluwatu. Les Hanging Gardens of Bali, c’est la grosse folie luxe. Pour les voyageurs à petit budget, Puri Garden est une auberge de jeunesse avec piscine, yoga gratuit et une ambiance conviviale régulièrement citée parmi les meilleures d’Asie du Sud-Est. Arya Wellness s’adresse spécifiquement aux femmes.
Ubud convient le mieux aux voyageurs axés sur la culture, aux passionnés de yoga, aux jeunes mariés qui rêvent d’une villa dans la jungle, et à toute personne dont la soirée idéale se résume à un dîner à 19h et un livre à 21h. Ca ne convient pas aux surfeurs, aux fêtards, ni aux familles avec des tout-petits (les dénivelés abrupts et l’absence de trottoirs en font un piège pour les jeunes enfants). Si tu passes une semaine ou plus à Bali, Ubud devrait être ta première étape. Fais les temples, les randonnées et les visites culturelles tant que ton énergie est au maximum, puis direction la côte pour décompresser.
Canggu : la capitale des nomades numériques
Canggu se trouve sur la côte sud-ouest, à environ 40 minutes au nord de l’aéroport. Il y a cinq ans, les voyageurs le décrivaient comme un village de surf décontracté avec une poignée de cafés. Cette version de Canggu a disparu. Aujourd’hui, c’est la capitale des nomades numériques d’Asie du Sud-Est, bondée d’espaces de coworking, de spots à brunch, de smoothie bowls et de créateurs de contenu Instagram. L’ambiance oscille entre retraite de startup en co-living et boîte de nuit en plein air, selon l’heure de la journée.
La zone se divise en sous-quartiers distincts. Batu Bolong est le centre animé, avec des surf shops, des bars (Old Man’s est le classique) et la plus forte densité de backpackers. Berawa, légèrement au sud, est plus calme et plus prisé des couples. Pererenan, au nord, ressemble à ce qu’était Canggu il y a cinq ans : plus tranquille, plus haut de gamme, avec de meilleurs restaurants et moins de passage. Certains résidents de longue date ont déjà migré vers Pererenan ou Seseh pour fuir la foule.
Pour les nomades numériques, Canggu c’est le mode facile. On atterrit, on prend une carte SIM, on entre au Dojo Coworking (une institution dans le monde nomade), et on a un cercle social en 48 heures. Tribal, à la frontière Canggu-Pererenan, fonctionne comme un hybride entre espace de coworking et hostel. Les opportunités de networking sont réelles. Si tu travailles à distance et que tu veux rencontrer d’autres personnes dans la même situation, aucun autre quartier de Bali ne rivalise.
Les problèmes de Canggu sont bien documentés et reviennent dans chaque discussion en ligne sur le coin. Le trafic est épouvantable. Aller de Canggu à Seminyak prend 45 minutes ou plus malgré la courte distance sur la carte. Les plages sont de sable gris et souvent couvertes de déchets pendant la saison des pluies. Les prix ont fortement augmenté : les couples rapportent dépenser entre 1 400 et 2 300 euros par mois, ce qui n’est plus du « Bali pas cher » en aucun cas. Et la foule penche lourdement vers un profil bien précis (proche influenceur, obsédé par la santé, alternativement ostentatoire) qui soit t’attire, soit te repousse.
Canggu convient aux voyageurs solo qui veulent rencontrer du monde, aux nomades numériques qui construisent un réseau, aux surfeurs débutants (Batu Bolong a des vagues indulgentes), et à toute personne de moins de 35 ans qui aime sortir. Ca ne convient pas aux familles (le trafic est dangereux pour les enfants), aux couples en quête de tranquillité, ni à quiconque trouve le mot « co-living » irritant. Si tu veux la scène sociale de Canggu sans vivre en plein dedans, installe-toi à Pererenan ou Berawa et fais le trajet quand ca te dit.

Seminyak : chic et accessible à pied
Seminyak se trouve juste au sud de Canggu et a un caractère complètement différent. Là où Canggu c’est tongs et shorts de surf, Seminyak c’est robes de cocktail et réservations au restaurant. C’est la partie la plus soignée de Bali : shopping de boutiques, beach clubs, et restaurants qui tiendraient la route dans n’importe quelle grande ville. C’est aussi l’un des rares endroits à Bali avec de vrais trottoirs pavés et des distributeurs automatiques fiables, ce qui le rend véritablement praticable à pied.
La scène gastronomique est le principal atout de Seminyak. Petitenget, la bande nord, a la plus grande concentration de restaurants de qualité de l’île. La Lucciola est un classique pour les dîners romantiques. Revolver fait un excellent café dans une minuscule ruelle. Potato Head Beach Club est une institution, même s’il est cher et bondé en haute saison. Pour la vie nocturne, La Favela et ShiShi attirent les noctambules, et l’ambiance ici est plus raffinée que celle de Canggu.
Seminyak est aussi le quartier le plus accueillant pour les voyageurs LGBTQ+, avec Jalan Camplung Tanduk comme centre officieux. Les visiteurs qui découvrent Bali pour la première fois et veulent un point de chute facile et confortable avec tout à distance de marche finissent souvent par être les plus satisfaits à Seminyak. C’est proche de l’aéroport (20-30 minutes sans trafic) et ca fait plus organisé que le reste de l’île.
Les inconvénients : Seminyak est cher selon les standards balinais. Les repas et les boissons ici se rapprochent davantage des prix européens que des prix d’Asie du Sud-Est. La plage a des vagues violentes, ce qui la rend mauvaise pour la baignade. Et si tu restes plus d’une semaine, Seminyak peut commencer à donner l’impression d’un endroit interchangeable, une zone touristique polie qui a troqué le caractère local contre le confort international. Pour les courts séjours et les couples qui veulent bien manger et une ambiance beach club, Seminyak assure. Pour les voyageurs à petit budget ou quiconque cherche la culture balinaise, va voir ailleurs. Si tu veux en savoir plus sur les options de restauration dans chaque zone, notre <a href="notre guide complet des meilleurs restaurants et warungs de Bali« >guide pour manger à Bali entre dans les détails.

Kuta et Legian : le territoire du budget
Kuta est la principale zone balnéaire la plus proche de l’aéroport (environ 10 minutes) et le strip touristique par défaut de Bali depuis les années 1970. Legian est son prolongement légèrement plus calme vers le nord. Ensemble, ils forment une bande continue d’hôtels bon marché, de boutiques de souvenirs, de salons de massage et de bars bruyants qui diffusent de la musique jusqu’au petit matin.
Le constat honnête : presque tous les voyageurs expérimentés de Bali recommandent d’éviter Kuta, sauf si le budget est ta seule priorité. Le coin est bon marché, oui. On peut trouver des chambres à 10-15 euros la nuit et des repas pour quelques euros. La plage est longue et les couchers de soleil sont corrects. Mais le quartier est bruyant, ultra-commercialisé, et il règne une culture agressive de rabatteurs qui t’abordent en permanence.
Kuta a tout de même son utilité. Si tu as un vol très tôt le matin ou une longue escale et que tu as besoin d’un endroit proche de l’aéroport, c’est pratique. Si tu as un budget très serré et que tu veux de la vie nocturne, ca remplit cette fonction. Legian est légèrement plus calme et a une atmosphère marginalement meilleure. Mais pour tout séjour de plus d’une nuit, ton argent et ton temps sont mieux investis presque partout ailleurs sur cette liste.
La seule exception : les familles avec des enfants plus grands séjournent parfois à Kuta ou Legian pour la praticité et les prix bas, en l’utilisant comme base pour des excursions à la journée. Waterbom Bali, l’un des meilleurs parcs aquatiques d’Asie, se trouve ici. Mais si tu peux étirer le budget, Sanur a la même praticité avec une fraction du bruit.
Uluwatu et la péninsule de Bukit : falaises et surf
La péninsule de Bukit est la pointe sud de Bali, un plateau calcaire qui se termine en falaises spectaculaires plongeant vers des plages de sable blanc en contrebas. Uluwatu, Bingin, Padang Padang et Jimbaran font tous partie de cette zone. L’ambiance est décontractée et haut de gamme, avec une réputation grandissante de « nouveau Canggu » parmi les voyageurs qui trouvaient l’original trop bondé.
Les plages ici sont les plus belles de Bali continental. Padang Padang est la célèbre (petite crique, eau claire, bondée en haute saison). Bingin est un village de surf avec des escaliers raides descendant la falaise jusqu’au spot. Jimbaran est plus large et plus calme, connue pour ses restaurants de fruits de mer qui installent des tables sur le sable au coucher du soleil. La position en haut de falaise fait que les hébergements ont souvent des vues panoramiques sur l’océan que les zones côtières plates ne peuvent pas égaler.
Le temple d’Uluwatu et sa danse Kecak du feu au coucher du soleil sont l’une des expériences vraiment incontournables de Bali, un spectacle séculaire au bord d’une falaise surplombant l’océan Indien. Le bar Single Fin est connu pour ses sessions du dimanche, et Savaya est un day club de luxe pour ceux prêts à payer des droits d’entrée qui feraient tiquer un barman de Seminyak.
Le principal inconvénient de la péninsule de Bukit, c’est qu’on a besoin d’un scooter. Pas moyen d’y couper. La zone est étendue, Grab et GoJek sont peu fiables ici à cause des monopoles de taxis locaux, et les routes la nuit sont sombres et sinueuses. Rentrer après une soirée peut être dangereux si on a bu. Internet peut aussi être instable, ce qui fait d’Uluwatu un mauvais choix pour les nomades numériques qui ont besoin d’une connexion fiable pour les appels vidéo.
La péninsule de Bukit convient aux surfeurs expérimentés (les reef breaks ici sont rapides et creux, pas pour les débutants), aux couples qui veulent du luxe en haut de falaise, aux jeunes mariés qui terminent leur voyage (c’est bien plus proche de l’aéroport qu’Ubud), et à toute personne qui privilégie les plages à la vie nocturne. Ca ne convient pas aux voyageurs sans expérience en scooter, aux backpackers à petit budget (l’hébergement est généralement milieu de gamme à cher), ni à quiconque a besoin de VTC fiables. Beaucoup de voyageurs font Ubud d’abord, puis terminent leur séjour à Uluwatu pour les plages et le court transfert vers l’aéroport le jour du départ.

Sanur : l’alternative tranquille
Sanur se trouve sur la côte est, à environ 25 minutes de l’aéroport, et a la réputation d’être le coin « barbant » de Bali. Les locaux et les expatriés de longue date l’appellent « Snore-nur. » Cette réputation est à la fois exacte et, pour le bon profil de voyageur, totalement hors sujet.
Ce que Sanur a vraiment, c’est la meilleure accessibilité piétonne de l’île. Une promenade pavée en bord de mer s’étend sur plusieurs kilomètres, plate et assez large pour les poussettes, les vélos et les joggeurs matinaux. L’eau de la plage est calme et peu profonde, protégée par un récif, ce qui en fait la baignade la plus sûre de Bali pour les jeunes enfants. La scène culinaire est excellente et moins chère qu’à Seminyak ou Canggu. Massimo, un restaurant italien, est tellement encensé qu’il pourrait aussi bien être un monument. Genius Cafe est un spot local fiable.
Pour les familles avec de jeunes enfants, Sanur est le meilleur quartier de Bali, et de loin. La combinaison de la promenade, de l’eau calme, de l’aire de jeux Pick-a-Boo et du club familial Byrdhouse en fait un endroit pratique d’une manière que les autres zones ne peuvent tout simplement pas offrir. Les voyageurs plus âgés et les retraités gravitent aussi ici pour les mêmes raisons : c’est plat, praticable à pied, calme et bien desservi sans être chaotique.
Les nomades numériques qui privilégient la productivité au réseautage social trouvent Sanur étonnamment efficace. La fibre optique est fiable, la scène des cafés est confortable, et la communauté d’expatriés installés de longue date fait qu’on trouve des gens à qui parler sans le networking ostentatoire de Canggu. Mais si tu as la vingtaine et que tu veux rencontrer d’autres voyageurs, Sanur te semblera un exil social.
Sanur convient aux familles, aux couples plus âgés, aux travailleurs à distance en long séjour qui veulent du calme, et à toute personne qui trouve l’idée d’une promenade en bord de mer plus attrayante qu’un beach club. Ca ne convient pas aux amateurs de vie nocturne (tout ferme à 22h), aux surfeurs (le récif signifie une eau plate), ni aux jeunes voyageurs solo en quête d’animation. Pour en savoir plus sur comment maîtriser ton budget dans des zones plus calmes comme Sanur, consulte notre <a href="notre guide pratique sur le budget, le transport et le visa pour Bali« >guide des astuces budget et transport.

Amed : plongée et tranquillité
Amed se trouve sur la côte nord-est, à environ trois heures de l’aéroport sur des routes qui se détériorent au fur et à mesure. C’est un village de pêcheurs qui a attiré une petite communauté de plongeurs et de snorkelers, et il reste l’une des zones touristiques les moins développées de cette liste. La baie de Jemeluk a la meilleure vie sous-marine, avec des jardins de corail accessibles directement depuis le rivage.
L’attrait d’Amed, c’est ce qui lui manque : pas de trafic, pas de clubs, pas d’influenceurs, pas de bruit de chantier. Le rythme est lent. On se réveille, on fait du snorkeling, on déjeune dans un warung en bord de mer, on lit, on plonge peut-être l’après-midi, et on regarde le coucher de soleil avec une bière. Si ca ressemble au paradis pour toi, Amed est fait pour toi. Si tu as l’impression que ca te rendrait dingue au bout de 48 heures, c’est probablement le cas.
L’hébergement est abordable. Les maisons d’hôtes et les lodges de plongée coûtent entre 20 et 40 euros la nuit, et les repas sont bon marché. La plongée ici est considérée comme l’une des meilleures de Bali, avec l’épave du USAT Liberty à Tulamben, tout près, comme site de plongée phare.
Les inconvénients sont importants. Amed est isolé. S’y rendre nécessite soit un long trajet en voiture, soit une combinaison d’options de transport local qui mettent ta patience à l’épreuve. Internet est peu fiable pour quoi que ce soit au-delà de la navigation basique. Il n’y a aucune vie nocturne. Les installations médicales sont rudimentaires, et l’hôpital le plus proche est à Karangasem, à un trajet cahoteux. La plupart des voyageurs considèrent Amed comme une excursion de deux ou trois nuits plutôt que comme un point de chute, ce qui est la bonne approche sauf si on est là spécifiquement pour un séjour prolongé de plongée.
Amed convient aux plongeurs, aux snorkelers et aux voyageurs qui veulent se déconnecter complètement. Ca ne convient pas aux travailleurs à distance, à quiconque a un planning serré (le temps de trajet grignote le séjour), ni aux voyageurs qui s’agitent sans options. Pour explorer les meilleures <a href="notre guide complet des plus belles plages de Bali et des îles Nusa« >plages de Bali y compris la côte d’Amed, consulte notre guide des plages.

Les îles Nusa : excursion ou destination
Nusa Penida, Nusa Lembongan et Nusa Ceningan sont trois îles au large de la côte sud-est de Bali, accessibles en 30 à 45 minutes de bateau rapide depuis Sanur. Elles sont devenues de plus en plus populaires pour leurs falaises spectaculaires, leur eau claire et la plongée avec les raies manta. Les spots rendus célèbres par Instagram (Kelingking Beach, Angel’s Billabong, Broken Beach sur Nusa Penida) attirent des hordes d’excursionnistes à la journée.
Nusa Lembongan et Nusa Ceningan sont plus petites, reliées par un pont jaune, et ont une atmosphère insulaire détendue avec assez de restaurants, de bars et de centres de plongée pour remplir deux ou trois jours confortablement. Nusa Penida est plus grande et plus sauvage, avec des routes tellement mauvaises qu’une excursion à la journée en effleure à peine la surface. Si tu as moins de cinq jours à Bali au total, fais l’impasse sur Nusa Penida. Le trajet en bateau plus les routes épouvantables sur l’île mangent une journée entière, et tu rentreras épuisé plutôt que reposé.
Pour un séjour de deux ou trois nuits, Nusa Lembongan est le meilleur point de chute. L’île est assez petite pour être explorée à pied ou à vélo, le snorkeling est excellent, et les vues au coucher du soleil sur le mont Agung valent le prix du billet de bateau. Nusa Penida récompense les nuitées sur place en donnant accès aux sites panoramiques tôt le matin, avant l’arrivée des foules d’excursionnistes.
Les types d’hébergement à Bali
Bali a plus de variété d’hébergements que la plupart des destinations d’Asie du Sud-Est, et le type que tu choisis compte autant que le quartier.
Villas avec piscine privée
Les villas avec piscine privée sont l’hébergement signature de Bali et l’une des principales raisons pour lesquelles les couples et les jeunes mariés choisissent l’île. Un avertissement : le décalage entre Instagram et la réalité est un vrai problème. Les annonces de villas utilisent des objectifs grand-angle qui font passer des mini piscines pour des piscines de resort. Vérifie toujours les photos des clients sur Google Maps ou TripAdvisor plutôt que de te fier aux images de l’annonce. Le vrai luxe dans une villa vient du personnel (chef privé, service de petit-déjeuner, ménage quotidien) plutôt que du bâtiment en lui-même. Vérifie aussi si la villa est à côté d’un chantier de construction, Bali est en plein boom immobilier, surtout à Canggu et Uluwatu, et le bruit des marteaux-piqueurs à 7h du matin ruinera même la plus belle propriété.
Les villas avec piscine à petit budget (moins de 90 euros la nuit) existent en périphérie d’Ubud, à Sanur, Amed et Lovina. À Seminyak et au centre de Canggu, il faut compter 140 à 280 euros pour le même type de propriété. Si tu restes trois nuits ou plus, contacte l’hôte directement et négocie. Une réduction de 10 à 20 % pour les séjours prolongés est standard.
Auberges de jeunesse et maisons d’hôtes
La scène des auberges de jeunesse à Bali est meilleure que dans la plupart de l’Asie du Sud-Est. Puri Garden à Ubud (piscine, yoga gratuit, séances de câlins avec des chiots) et The Farm à Canggu (équilibre entre fête et sommeil) sont les plus fréquemment recommandées. Les lits en dortoir coûtent entre 7 et 14 euros la nuit selon la zone et la saison. Les maisons d’hôtes et les homestays (souvent tenus par des familles avec petit-déjeuner inclus) comblent le fossé entre auberges et hôtels, généralement entre 18 et 45 euros la nuit.
Stratégies de réservation
Agoda tend à avoir les meilleurs prix hôteliers en Asie du Sud-Est, souvent moins chers que Booking.com pour la même propriété. Pour les villas, une stratégie bien connue consiste à trouver la propriété sur Airbnb ou Booking.com, puis à la rechercher sur Google Maps pour obtenir le numéro WhatsApp direct. Réserver en direct permet souvent d’économiser 15 à 20 % par rapport aux prix des plateformes. Pour les longs séjours (un mois ou plus), ne réserve jamais en ligne avant d’arriver. Les prix sont largement gonflés pour les réservations à distance. La meilleure approche est de réserver un hôtel pour les trois à cinq premiers jours, louer un scooter, et se balader en cherchant les panneaux « Terima Kos » (chambre à louer). Les groupes Facebook comme « Bali Housing » et « Canggu Community Housing » sont aussi utiles pour trouver des locations mensuelles. Les prix sur place pour des villas affichées entre 1 800 et 2 800 euros par mois en ligne descendent souvent à 900-1 500 euros quand on négocie en face à face.
Un avertissement sur les arnaques : méfie-toi des agents sur Facebook qui demandent un paiement intégral par virement bancaire avant ton arrivée. Les arnaques à la « double réservation » (arriver pour trouver la villa occupée, puis se faire rediriger vers une « propriété soeur » de moindre qualité) existent bel et bien. Utilise une plateforme comme Booking.com pour ta première réservation afin d’avoir une protection de paiement, et si tu réserves en direct, ne verse qu’un petit acompte tant que tu n’as pas vu la propriété.
Associer quartiers et plages
Ton choix de quartier détermine quelles plages sont facilement accessibles et lesquelles nécessitent un long trajet dans les embouteillages. Seminyak et Canggu ont des plages de sable gris avec de forts courants. Uluwatu et la péninsule de Bukit ont du sable blanc et de l’eau claire mais nécessitent de descendre des escaliers raides à flanc de falaise. Sanur a une eau calme et peu profonde derrière un récif. Amed a une côte rocheuse avec le meilleur snorkeling du continent balinais.
Si des plages spécifiques sont une priorité pour ton voyage, lis notre <a href="notre guide complet des plus belles plages de Bali et des îles Nusa« >guide des plus belles plages de Bali avant de choisir un quartier. Ca ne sert à rien de réserver une villa à Ubud si tu comptes passer chaque journée à la plage, et tout aussi peu de rester à Kuta si tu veux une eau cristalline. Le <a href="notre guide où loger à Phuket quartier par quartier« >guide des quartiers de Phuket fonctionne sur le même principe si tu compares les deux îles.
Manger et boire par zone
Chaque quartier a sa personnalité culinaire. Seminyak a la meilleure restauration haut de gamme. Canggu a le plus de brunchs et d’options healthy. Ubud a la plus grande variété de cuisine balinaise locale aux côtés des restaurants occidentaux. Sanur est sous-estimé pour la nourriture, avec une qualité constante à des prix inférieurs aux zones plus branchées. Uluwatu s’est rapidement amélioré mais a encore moins d’options, et on paie des majorations de resort dans de nombreux établissements en haut de falaise. Kuta a de la nourriture bon marché, mais la qualité reflète le prix.
Notre <a href="notre guide complet des meilleurs restaurants et warungs de Bali« >guide pour manger à Bali couvre les restaurants spécifiques et les fourchettes de prix par quartier.
Conseils pratiques pour choisir ton point de chute
Le conseil le plus répété par les voyageurs qui connaissent bien Bali : répartis ton temps. N’essaie pas de voir toute l’île depuis un seul point de chute. Le trafic rend ca impraticable. Un trajet vers Ubud depuis Canggu qui semble durer 45 minutes sur Google Maps peut prendre deux heures aux heures de pointe. Deux points de chute (un à l’intérieur des terres, un sur la côte) sont le minimum pour un séjour d’une semaine. Trois points de chute fonctionnent bien pour deux semaines ou plus.
L’itinéraire le plus courant et le plus éprouvé suit la structure Ubud d’abord, plage ensuite. Fais les visites actives (temples, rizières, randonnées, activités culturelles) tant que ton énergie est fraîche, puis déplace-toi vers la côte pour la seconde moitié du voyage. Si ta dernière destination est Uluwatu ou Jimbaran, tu as l’avantage supplémentaire d’être proche de l’aéroport le jour du départ. Pour la planification budget et la logistique de transport entre les quartiers, notre <a href="notre guide pratique sur le budget, le transport et le visa pour Bali« >guide des astuces budget et conseils pratiques couvre les détails.
Un scooter est quasi indispensable en dehors de Seminyak et Sanur. Grab et GoJek fonctionnent dans les principales zones touristiques mais deviennent peu fiables à Ubud (les coopératives de taxis locales leur résistent) et à Uluwatu (zone étendue avec une mauvaise couverture). Louer un scooter coûte environ 5 à 7 euros par jour et ouvre l’île d’une manière que les VTC ne peuvent pas égaler. Mais sois honnête sur tes capacités de conduite. Les routes de Bali sont chaotiques, et les accidents de scooter sont la blessure la plus courante chez les touristes. Si tu n’as jamais conduit de scooter, le trafic de Bali n’est pas l’endroit pour apprendre.
Enfin, le « Bali pas cher » appartient largement au passé dans les principaux pôles touristiques. Canggu, Seminyak et Uluwatu sont désormais à des prix européens pour l’hébergement et la restauration. De vraies options budget existent encore en périphérie d’Ubud, à Sanur, Amed et sur la côte nord moins visitée (Lovina, Pemuteran, Munduk). Si tu surveilles tes dépenses, ces zones plus calmes étireront ton argent considérablement plus loin, et dans bien des cas, l’expérience est plus authentiquement balinaise que ce que tu trouveras dans le sud calibré pour Instagram.
