Un bouillon philippin réconfortant et riche, mijoté longuement avec jarrets de bœuf, maïs et pak choy pour une soupe ultra savoureuse.
Dans le bol, un bouillon doré et limpide laisse monter des volutes de vapeur ; l’arôme franc du bœuf se mêle à la douceur de l’oignon et au souffle des grains de poivre entiers. Les jarrets se défont en longues fibres très tendres ; la moelle, soyeuse, fond et se mêle au riz fumant.
Un trait de patis et de calamansi, parfois relevé de sambal oelek, réveille instantanément cette rondeur. À Tagaytay, ville à la frontière entre Cavite et Batangas, savourer un bol fumant de bulalo avec vue sur le lac Taal tient presque du rituel.

Le bulalo, qu’est-ce que c’est ?
En tagalog, bulalo signifie « moelle osseuse ». Dans certains dialectes, le mot peut aussi désigner l’os du genou (la rotule), ce qui résume bien l’âme du plat : une soupe de jarret où la moelle tient le premier rôle. Très peu d’ingrédients, beaucoup de temps.
La préparation commence dans de l’eau claire. Des tranches de jarret avec os cuisent lentement, avec un assaisonnement minimaliste : sel et/ou patis pour la salinité et l’umami, grains de poivre entiers, oignon en quartiers qui finit par se dissoudre. Le but : un bouillon clair, sans épices dominantes. Il doit garder un goût net de bœuf et de moelle, tout en restant léger en bouche malgré sa richesse gélatineuse.
Dans sa forme la plus traditionnelle, surtout à Batangas, aucun légume ne vient compléter la marmite : certains cuisiniers insistent même sur le fait que la version classique ne contient aucun autre « sahog » que le bœuf. Aujourd’hui, du chou vert ou du pechay et du maïs coupé en tronçons sont souvent ajoutés en fin de cuisson, pour une fraîcheur croquante et une note sucrée, le tout s’imprégnant du bouillon. L’assaisonnement s’ajuste ensuite à table avec le sawsawan classique : patis + jus de calamansi + piment oiseau, pour apporter sel, acidité et chaleur douce.

Ce que le bulalo n’est pas : une soupe parfumée aux herbes occidentales (pas de thym, pas de romarin), ni un bouillon chargé d’épices. Les raccourcis (cubes, exhausteurs) sont des solutions modernes courantes, mais ils s’éloignent du profil le plus authentique, fondé sur l’extraction lente.
Il se distingue du sinigang par son profil (acidité plutôt que richesse de moelle) et, plus largement, des grandes familles de soupes et bouillons par l’usage incontournable d’os à moelle. Le maïs est devenu fréquent dans les versions modernes, alors que le nilaga inclut plus souvent des pommes de terre (même si certaines versions de bulalo en utilisent aussi).

Les Origines du bulalo
Dans le sud de Luçon, en particulier à Batangas et Cavite (Tagaytay, au climat plus frais, étant l’un de ses hauts lieux), la soupe est née dans une région d’élevage bovin. Elle s’appuie aussi sur une méthode de cuisson ancienne : cuire la viande à l’eau, une pratique que la tradition locale rattache à l’époque préhispanique et que l’on retrouve dans la famille des nilaga (« viandes bouillies »).
Autrefois, de grands chaudrons étaient posés sur le bois ou le charbon et laissés à frémir pendant des heures. Le collagène rend sa gélatine, les tendons se relâchent, la moelle se dépose, et le bouillon gagne en couleur et en goût.

À Tagaytay, le bulalo s’inscrit dans une habitude bien ancrée : une marmite qui mijote, des bols fumants partagés avec la vue sur le lac Taal. À la maison comme dans les bulalohan en bord de route, l’hospitalité se lit au centre de la table : un grand bol pour tous, du riz à portée de main, de petites soucoupes de sawsawan prêtes à personnaliser chaque bouchée. La moelle se déguste à même l’os, et les morceaux fondants se passent de main en main.
Les pratiques locales font de la clarté une priorité. On écume avec soin et l’on maintient un frémissement doux, sans forte ébullition. Certains blanchissent aussi les jarrets avant la longue cuisson, pour obtenir un bouillon bien net. À Tagaytay, la soupe reste souvent sur une flamme très basse pour éviter que le gras (appelé sebo quand il refroidit et se solidifie) ne fige au contact du froid. D’autres cuisiniers, en quête d’un goût de bœuf aussi pur que possible, cuisent viande et légumes séparément. Passons maintenant à l’inventaire des ingrédients et au rôle de chacun dans un bulalo fidèle.
Ingrédients principaux du Bulalo

On retrouve des jarrets de bœuf coupés en tranches, avec os et moelle, la fameuse « coupe bulalo ». La viande devient fondante et les os, en libérant moelle et collagène.
Côté légumes, la tradition la plus stricte les écarte ; la pratique actuelle accueille volontiers chou vert ou pechay pour une fraîcheur végétale et du croquant, ajoutés en fin de cuisson afin de préserver un bouillon limpide.
Le maïs coupé en tronçons apporte une douceur juteuse qui s’imprègne du bouillon ; certains le cuisent à part pour éviter de trop sucrer la marmite principale. La pomme de terre, plus « nilaga », peut épaissir et troubler ; la chayote offre une alternative plus légère et plus discrète. Carotte et haricots verts relèvent de versions modernes, par opposition au style de Batangas.
Parmi les accents discrets : un peu d’ail frit pour des notes de fond, du gingembre pour une fraîcheur qui coupe la richesse, et, à l’occasion, une feuille de laurier ; ce sont des ajouts plus modernes, peu typiques du style traditionnel de Batangas.
À Batangas, certains cuisiniers ajoutent parfois un petit sachet de sibot (des herbes chinoises séchées) pour une profondeur végétale : c’est facultatif et rare hors de la région. Les exhausteurs de goût (glutamate monosodique, vetsin, cubes) existent comme raccourcis contemporains courants : utilisez-les avec parcimonie, car l’équilibre le plus authentique repose sur l’extraction lente, pas sur l’artifice.
Une règle incontournable si vous voulez la texture gélatineuse caractéristique : la présence d’os à moelle. Pour le service, ayez le sawsawan prêt (patis + calamansi + piment) et du riz blanc cuit à la vapeur pour accompagner le bouillon et la moelle.
Service et condiments
Servez très chaud et partagez : le bol au centre, la moelle répartie équitablement, parfois des tasses de bouillon à boire entre deux bouchées. À table, chacun ajuste avec patis, calamansi et piment ; dans certaines régions, on propose aussi une alternative sauce soja – calamansi (toyo-mansi).
Les marqueurs d’authenticité se résument à quelques signes : un bouillon limpide, puissant mais peu aromatisé ; du jarret avec des os à moelle bien visibles ; des légumes discrets, voire aucun, comme à Batangas ; et une cuisson longue et douce, à privilégier, si vous visez le profil le plus traditionnel, par rapport aux solutions modernes (cubes, exhausteurs).
Gardez la soupe au frémissement pour que le sebo ne fige pas : le bulalo se savoure brûlant et en bonne compagnie.

Ingredienser
- 1 kg okseskanker med ben
- vand efter behov (til at dække kødet og senere under kogningen)
- 1 hvidt løg
- 2.5 spsk fiskesauce
- 2 tsk peberkorn hele
- 1 pak choi bladene skilt ad og skåret i stykker
- 2 majskolber skåret i 3 stykker hver
- 1 stængel forårsløg hakket
- salt efter smag
- sort peber stødt, efter smag
- calamansi valgfrit, eller lime (til servering)
Sådan gør du
Blanchér kødet
- Kom okseskankerne i en stor gryde, dæk med vand, og bring i kog i ca. 10 minutter.1 kg okseskanker, vand

- Skum overfladen grundigt og fjern fedtet, der samler sig. Tag derefter kødet op, og kassér kogevandet.

Forbered grøntsagerne
- Skræl løget, og skær det i både.1 hvidt løg

- Klargør majsen (fjern blade og tråde om nødvendigt), og skær hver kolbe i tre stykker.2 majskolber
- Skær pak choi i mundrette stykker, og hak forårsløget. Sæt grøntsagerne til side.1 pak choi, 1 stængel forårsløg

Tilbered bouillonen
- Kom kødet tilbage i gryden, tilsæt frisk vand, og bring i kog. Skum løbende, til bouillonen er klar.

- Tilsæt peberkorn, løg og fiskesauce. Skru ned til svag varme, og lad det simre i op til 3 timer, eller til kødet er mørt (i trykkoger: 45 minutter til 1 time).2 tsk peberkorn, 2.5 spsk fiskesauce

- Tilsæt majsen, og lad den koge i 15–20 minutter, til den er mør. Smag til med salt.salt

- Tilsæt pak choi, og lad den koge 2–3 minutter. Sluk derefter for varmen.

Servering
- Servér rygende varm, gerne med lidt ekstra fiskesauce og/eller calamansi (eller lime) til at presse over ved bordet. Krydr med peber efter smag.sort peber, calamansi

Noter
Sources culinaires
• Bulalo : une soupe roborative pour l’âme philippine – SBS Filipino (anglais)
• Bulalo – Wikipédia (anglais)
• Les origines et les variantes du bulalo philippin – KOLLECTIVE HUSTLE (anglais)
• Bulalo – recette traditionnelle de soupe des Philippines – 196 flavors (anglais)
• Bulalô – Reddit (anglais)
• Bulalo – Ang Sarap (anglais)
• Découvrez la préparation originale du bulalo à Batangas – GMA Network (filipino)
• Recette de bulalo de Batangas – Panlasang Pinoy (anglais)
• Tout ce que vous devez savoir sur le bulalo – Yummy.ph (anglais)
• Bulalo – Kawaling Pinoy (anglais)
• C’est bien vrai : le vrai bulalo, c’est celui qu’on « aspire », pas celui… – Facebook (filipino)
• Comment cuisinez-vous votre bulalo ? Est-ce normal d’y mettre des pommes de terre ? – Reddit (anglais)
• Recette philippine de bulalo au bœuf – Lahat Sarap (anglais)
• Mon premier bulalo. Sarap !!! – Reddit (anglais)
• Virée culinaire à Tagaytay – Reddit (anglais)
• Comment différencier le bulalo du nilagang baka ? – Reddit (anglais)
Den klare, gyldne bouillon med marv og peberkorn minder mig om de søndage, hvor min mormor lod en stor gryde simre hele eftermiddagen, så duften fyldte hele huset. Vi sad ved bordet med ris og pressede citrus over til sidst, og det føles præcis som den samme varme i maven 🙂
Virkelig trøstende og fuld af smag 😊
Varm, klar og fuld af smag. 👌
Lavet denne bulalo ca. 4 gange nu, og den bliver ved med at ramme plet med den klare, fyldige bouillon og møre knæskank. Calamansi og lidt ekstra patis ved bordet gør den perfekt hver gang 😊